Une consommation élevée d’additifs conservateurs, présents dans de nombreux aliments transformés, pourrait être liée à un risque accru de certains cancers et de diabète de type 2, selon une vaste étude épidémiologique publiée le 8 janvier 2025. Les résultats, issus de l’analyse des données de plus de 105 000 adultes, soulèvent des questions sur l’impact à long terme de ces composés sur la santé.
L’étude, menée par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Cress-EREN), qui est rattachée à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), s’appuie sur les données de la cohorte NutriNet-Santé. Cette cohorte suit plus de 105 000 participants qui enregistrent régulièrement leur consommation alimentaire sur des périodes de 24 heures, et dont l’état de santé est suivi sur plusieurs années.
Les premiers résultats, publiés dans le British Medical Journal, indiquent une association significative entre la consommation d’additifs conservateurs – tels que les sorbates, les sulfites et les nitrites – et un risque accru de cancers, notamment du sein et de la prostate. Une seconde publication, dans la revue Communications Nature, met en évidence un lien entre ces mêmes composés et le développement du diabète de type 2.
Les additifs conservateurs sont largement utilisés dans l’industrie agroalimentaire pour prolonger la durée de vie des aliments, prévenir leur détérioration et inhiber la prolifération microbienne. Ils se retrouvent dans une grande variété de produits alimentaires.
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