Home AffairesUne grand-mère irlandaise détenue aux États-Unis pour un chèque de 25 $ en vue d’une audience d’expulsion mercredi – The Irish Times

Une grand-mère irlandaise détenue aux États-Unis pour un chèque de 25 $ en vue d’une audience d’expulsion mercredi – The Irish Times

by Amélie Bernard

Publié le 28 octobre 2025 16:13:00. Une grand-mère irlandaise résidant aux États-Unis depuis près de cinquante ans est confrontée à une expulsion imminente, conséquence d’une modification récente de la législation sur l’immigration et d’un délit mineur commis il y a dix ans. Son audience finale est prévue ce mercredi dans un centre de détention du Kentucky.

  • Donna Hughes-Brown, titulaire d’une carte verte, est détenue par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) depuis fin juillet.
  • Son cas est lié à un chèque sans provision de 25 $ (environ 23 €) datant de 2015.
  • La nouvelle loi sur l’immigration, entrée en vigueur en juillet 2025, permet l’expulsion de résidents permanents ayant commis une infraction au cours des vingt dernières années.

Donna Hughes-Brown, d’origine irlandaise, est détenue dans un centre de détention ICE dans l’État du Kentucky depuis le mois de juillet. Cette situation a plongé sa famille dans une profonde inquiétude, notamment son mari, Jim Brown, un ancien marin américain. Mme Hughes-Brown, qui vit aux États-Unis depuis l’âge de huit ans, a été interpellée à l’aéroport O’Hare de Chicago à son retour d’un voyage familial en Irlande.

La détention de Mme Hughes-Brown est directement liée à un incident survenu il y a dix ans, impliquant un chèque de 25 $ (environ 23 €) qui a été rejeté. Bien qu’elle possède une carte verte et réside aux États-Unis depuis 1977, elle n’a jamais acquis la nationalité américaine. La situation a été exacerbée par une modification de la loi sur l’immigration et la nationalité, entrée en vigueur le 24 juillet 2025, dans le cadre de l’initiative « One Big Beautiful Bill » lancée par l’ancien président Donald Trump. Cette nouvelle législation permet désormais d’expulser tout résident permanent né à l’étranger ayant commis une infraction au cours des vingt dernières années.

Jim Brown, le mari de Mme Hughes-Brown, suivra l’audience par liaison vidéo. Il a précédemment qualifié cette épreuve de « crise » continue pour leur famille. Les défenseurs de Mme Hughes-Brown espèrent que les témoignages mettant en avant son engagement dans des œuvres caritatives et des projets civiques, ainsi que la nature mineure et ancienne de l’infraction, pourront conduire à la levée de la procédure d’expulsion.

L’audience, initialement prévue le 17 septembre, a été reportée à cette semaine. Mme Hughes-Brown est détenue dans des conditions décrites comme difficiles depuis près de trois mois. Son cas rappelle celui de Cliona Ward, une autre Irlandaise titulaire d’une carte verte qui avait été arrêtée à l’aéroport de San Francisco à son retour d’Irlande. Mme Ward avait été détenue en raison d’infractions remontant à vingt ans, effacées de son casier judiciaire mais toujours enregistrées dans les fichiers fédéraux. Elle a finalement été libérée en mai.

Si l’audience de mercredi s’avère infructueuse, Mme Hughes-Brown risque d’être expulsée vers l’Irlande, mettant fin à près de cinquante ans de vie aux États-Unis.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.