Une simple promenade quotidienne pourrait être la clé pour prévenir les douleurs lombaires chroniques, selon une vaste étude norvégienne. Les résultats suggèrent qu’augmenter le volume de marche, même à faible intensité, peut réduire significativement le risque de développer ces problèmes.
L’étude, publiée dans le Jama Network Open, a révélé que les personnes marchant plus de 100 minutes par jour présentent un risque de douleurs lombaires inférieur de 23 % à celles qui marchent 78 minutes ou moins. « L’intensité joue un rôle dans le risque de problèmes de dos à long terme, mais pas autant que la quantité quotidienne de marche », souligne Rayane Haddadj, doctorant au Département de santé publique et de soins infirmiers de l’Université norvégienne des sciences et de la technologie (NTNU).
L’étude HUNT (étude de la santé de Trøndelag) a suivi 11 194 participants, mesurant précisément leur activité physique grâce à des capteurs portés sur la cuisse pendant une semaine. Cette méthode de collecte de données, particulièrement précise, distingue cette recherche des études antérieures sur le sujet.
Les douleurs lombaires sont un problème de santé publique majeur en Norvège, touchant entre 60 et 80 % de la population à un moment donné de leur vie, et affectant environ un Norvégien sur cinq à tout moment. Ces troubles musculo-squelettiques représentent un coût considérable pour le système de santé norvégien, se chiffrant à plusieurs milliards de couronnes chaque année (plusieurs milliards d’euros).
Jusqu’à présent, la recherche sur la prévention des douleurs lombaires chroniques était limitée. Cette étude confirme l’importance de l’activité physique, et plus particulièrement de la marche régulière, pour prévenir ces affections. « Les résultats mettent en évidence l’importance de trouver du temps pour être physiquement actif – pour éviter à la fois des problèmes de dos chroniques et un certain nombre d’autres maladies », ajoute Haddadj.
Même une marche tranquille peut être bénéfique, ce qui rend cette solution accessible à tous. L’étude renforce l’idée que l’activité physique, même modérée, est un investissement précieux pour la santé à long terme.