Édition française
En continu
---Advertisement---

Technologie et science

Une nouvelle et « extraordinaire » anomalie 3I/ATLAS entretient la controverse alors que la comète s’approche de la Terre

Publié le 24 novembre 2025 à 20h01. L’arrivée d’une comète interstellaire dans notre système solaire suscite l’intérêt des scientifiques, mais aussi les spéculations d’un astrophysicien controversé qui y voit les signes d’une possible origine artificielle. La comète 3I/ATLAS,…

Une nouvelle et « extraordinaire » anomalie 3I/ATLAS entretient la controverse alors que la comète s’approche de la Terre

Publié le 24 novembre 2025 à 20h01. L’arrivée d’une comète interstellaire dans notre système solaire suscite l’intérêt des scientifiques, mais aussi les spéculations d’un astrophysicien controversé qui y voit les signes d’une possible origine artificielle.

  • La comète 3I/ATLAS, troisième objet interstellaire détecté, approche de la Terre et de Jupiter.
  • Avi Loeb, astrophysicien de Harvard, souligne une coïncidence orbitale avec Jupiter d’une précision statistique remarquable.
  • La NASA étudie la comète pour en comprendre la composition, tandis que Loeb suggère qu’elle pourrait être un artefact technologique.

Le système solaire accueille un nouveau visiteur venu d’ailleurs. La comète interstellaire 3I/ATLAS, découverte en juillet 2025, se rapproche progressivement de la Terre et suscite un vif intérêt scientifique. Pour la NASA, il s’agit d’une occasion unique d’étudier la chimie d’un autre système solaire et de mieux comprendre la formation des comètes. Cependant, pour l’astrophysicien Avi Loeb, directeur du projet Galileo, les données orbitales révèlent une anomalie troublante qui relance le débat sur la possibilité d’une origine non naturelle.

Cette comète n’est pas la première à franchir les frontières de notre système solaire. Avant elle, ‘Oumuamua et 2I/Borisov avaient déjà suscité la curiosité des astronomes, et parfois la controverse. Mais c’est l’orbite de 3I/ATLAS qui interpelle particulièrement Loeb. Selon ses calculs, la trajectoire de la comète présente une coïncidence avec Jupiter d’une précision statistique de 1 sur 26 000.

Plus précisément, 3I/ATLAS passera au point le plus proche de son orbite par rapport à Jupiter le 16 mars 2026. Loeb explique que si un vaisseau mère devait déployer des sondes autour de Jupiter ou profiter de ses points lagrangiens pour se positionner avec un minimum de carburant, il devrait s’approcher de la planète à une distance correspondant au rayon de Hill, qui délimite sa sphère d’influence gravitationnelle. Or, la distance d’approche minimale de 3I/ATLAS est remarquablement proche de cette limite : 53,445 millions de kilomètres pour un rayon de Jupiter de 53,502 millions de kilomètres à cette date.

La NASA avait déjà écarté l’hypothèse de moteurs artificiels pour expliquer une « accélération non gravitationnelle » observée sur 3I/ATLAS. Les observations ont confirmé que 3I/ATLAS est une comète active, dont la glace se sublime à l’approche du Soleil, créant des jets de gaz qui agissent comme des propulseurs naturels.

Loeb, cependant, maintient que cette accélération observée au périhélie (le point le plus proche du Soleil) correspondrait précisément à la correction de trajectoire nécessaire pour intercepter la sphère d’influence gravitationnelle de Jupiter. Il suggère que les « jets » observés pourraient ne pas être dus à la sublimation de la glace, mais à des propulseurs effectuant une manœuvre d’assistance gravitationnelle, signe d’une technologie artificielle. Selon le cosmologue, cette probabilité est extrêmement faible.

Le mystère pourrait être élucidé dans les prochains mois. Le 19 décembre, la comète sera à son plus proche de la Terre, offrant une opportunité idéale pour des observations spectroscopiques détaillées. L’analyse de la vitesse et de la composition des jets permettra de déterminer s’ils sont d’origine naturelle ou technologique.

Si, en mars 2026, après son passage près de Jupiter, des objets inconnus étaient détectés en orbite autour de la géante gazeuse, cela pourrait bouleverser notre compréhension de l’univers. Dans le cas contraire, nous aurons eu l’occasion unique d’étudier de près un fragment d’un monde extraterrestre, qui, comme le souligne la NASA, est déjà extraordinaire en soi.

Images | NASA

La NASA a publié des photos du 3I/ATLAS après un mois et demi de polémiques.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.