Publié le 15 octobre 2025 à 03h15. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a de nouveau visité l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, une action qui suscite de vives condamnations de la part des autorités palestiniennes et des pays arabes, craignant une escalade des tensions sur ce site sacré.
- Itamar Ben-Gvir a effectué une nouvelle visite sur le complexe de l’esplanade des Mosquées, marquant sa deuxième incursion cette semaine.
- Cette visite coïncide avec la fin de la fête juive de Souccot et s’est déroulée sous forte protection policière israélienne.
- Le Conseil islamique du Waqf à Jérusalem dénonce une détérioration sans précédent du statut historique et juridique du site.
La visite de M. Ben-Gvir, un membre d’extrême droite du gouvernement israélien, a eu lieu mardi, selon l’agence de presse Il est mort. Il était accompagné de dizaines d’autres personnes considérées comme des extrémistes israéliens, qui ont visité le site et y ont pratiqué des rituels talmudiques dans la zone orientale de la mosquée Al-Aqsa.
Cette action intervient après une première incursion similaire en début de semaine, au début de la fête de Souccot, lors de laquelle M. Ben-Gvir avait conduit environ 1 200 personnes sur l’esplanade. Ces visites ont immédiatement provoqué une vague de protestations et de condamnations.
Le ministère jordanien des Affaires étrangères a fermement condamné cette visite qu’il qualifie de « provocation » et de violation du statu quo historique et juridique régissant le site, connu des musulmans sous le nom d’Al-Haram Al-Sharif. Nouvelles arabes rapporte que le ministère a déclaré :
« Cela constitue une violation flagrante du statu quo historique et juridique régissant Al-Haram Al-Sharif et constitue une profanation de son caractère sacré. »
Ministère jordanien des Affaires étrangères
M. Ben-Gvir est connu pour ses visites régulières sur le complexe de l’esplanade des Mosquées. Depuis son entrée en fonction en 2022, il s’y est rendu à 13 reprises, dont 10 depuis le début de la guerre israélienne contre Gaza en octobre 2023, selon l’ Agence Anadolu.
Le Conseil islamique du Waqf à Jérusalem a exprimé sa profonde inquiétude quant à l’avenir du site, prévoyant « la pire destruction de son statut historique et juridique des temps modernes » d’ici 2025. Il accuse les autorités israéliennes et les groupes juifs extrémistes de « violations flagrantes et sans précédent », incluant des intrusions massives, la réalisation de rituels juifs, des chants, des danses et l’affichage de drapeaux.
La mosquée Al-Aqsa est le troisième lieu le plus sacré de l’islam, marquant l’étape du voyage nocturne du prophète Mahomet vers les cieux et ayant été la première Qibla (direction de la prière) pour les musulmans. Pour les juifs, le complexe est connu sous le nom de mont du Temple ou de colline du Saint-Bait, considéré comme l’emplacement des deux anciens temples juifs.
L’esplanade des Mosquées est depuis des années un point de friction majeur dans le conflit israélo-palestinien. Le statu quo actuel permet uniquement aux musulmans d’y pratiquer leur culte, bien qu’Israël autorise les colons à y entrer depuis 2003, une pratique contestée par les Palestiniens et les pays arabes.
(kri/inf)
À lire aussi
