Publié le 24 octobre 2025 17:54:00. Une vaste étude publiée dans The Lancet révèle des effets secondaires variables selon les antidépresseurs, allant de la prise de poids à des modifications du rythme cardiaque, soulignant la nécessité d’une approche plus personnalisée du traitement.
- L’étude, menée auprès de plus de 58 000 personnes, compare l’impact de 30 antidépresseurs différents à celui d’un placebo.
- Certains médicaments sont associés à une prise de poids significative (environ 2 kg), tandis que d’autres peuvent entraîner une perte de poids (jusqu’à 2,5 kg).
- Les modifications de la fréquence cardiaque varient également considérablement d’un antidépresseur à l’autre.
Une nouvelle étude, parue dans la prestigieuse revue médicale The Lancet, met en lumière la complexité des effets secondaires des antidépresseurs. Les chercheurs ont analysé les données de plus de 58 000 patients participant à des essais cliniques comparant 30 antidépresseurs différents à un placebo sur une période de huit semaines. L’objectif était d’identifier des différences significatives dans l’impact de ces médicaments sur divers paramètres physiologiques.
Les résultats indiquent que les antidépresseurs n’affectent pas tous les patients de la même manière. Des variations notables ont été observées en termes de prise de poids, de métabolisme, de fréquence cardiaque, de tension artérielle et de taux de cholestérol. Par exemple, la maprotiline et l’amitriptyline ont été associées à une prise de poids moyenne d’environ 2 kg (4 livres), tandis que l’agomélatine a été liée à une perte de poids d’environ 2,5 kg (5,5 livres) chez plus de la moitié des patients.
L’étude a également révélé des différences significatives en matière de fréquence cardiaque. La nortriptyline a tendance à l’augmenter d’environ 14 battements par minute, tandis que la fluvoxamine a un effet inverse, la diminuant d’environ 8 battements par minute. Cependant, la plupart des médicaments étudiés n’ont pas eu d’impact significatif sur la fonction rénale ou hépatique, les niveaux d’électrolytes ou le rythme cardiaque.
« Il se peut qu’un médicament, qui est plutôt mauvais pour une personne, soit en réalité plutôt bon pour une autre. Je pense que c’est le message, plutôt que de nommer et de dénoncer certains médicaments. »
Toby Pillinger, auteur principal de l’étude
Les chercheurs insistent sur le fait que les patients ne doivent pas interrompre leur traitement antidépresseur sans avis médical, car ces médicaments restent efficaces. Ils soulignent néanmoins l’importance pour les médecins de personnaliser davantage les traitements en fonction des besoins spécifiques de chaque patient et de ses antécédents de santé.
