Publié le 1er novembre 2025 à 11h48. À partir de janvier 2026, les commerçants devront connecter leurs caisses enregistreuses aux systèmes de paiement électronique, une mesure destinée à lutter contre la fraude fiscale en croisant en temps réel les transactions.
Une nouvelle arme dans la lutte contre l’évasion fiscale sera déployée dès le 1er janvier 2026 : la loi de finances de l’année dernière impose la connexion des caisses enregistreuses aux terminaux de paiement (TPV) et autres instruments de paiement électronique. L’objectif est de croiser en temps réel les encaissements enregistrés et les paiements effectués par carte bancaire, réduisant ainsi le risque de non-émission de ticket de caisse.
L’Agence des Revenus a publié des instructions détaillées, accompagnées d’une note de service précisant les modalités de jumelage entre le registre électronique et le terminal de paiement. La bonne nouvelle pour les commerçants est que cette connexion ne nécessitera ni câbles supplémentaires, ni l’acquisition de nouveaux appareils.
La solution adoptée, validée avec les associations professionnelles, s’appuiera sur un service numérique accessible depuis l’espace réservé aux professionnels sur le site de l’Agence des Revenus. Chaque commerçant, ou son intermédiaire, devra associer le numéro de série de sa caisse enregistreuse aux données d’identification de son terminal de paiement, déjà communiquées par les opérateurs financiers.
Pour ceux qui utilisent déjà la procédure en ligne de l’Agence au lieu d’une caisse enregistreuse physique, le jumelage pourra être effectué directement en ligne, sans outil supplémentaire.
Calendrier et délais de mise en œuvre
Les nouvelles fonctionnalités seront opérationnelles dès les premiers jours de mars 2026, la date précise étant communiquée sur le portail de l’Agence des Revenus. Les commerçants disposant déjà d’un appareil en fonction au 1er janvier 2026, ou l’ayant activé au cours du mois de janvier, bénéficieront d’un délai de 45 jours pour finaliser l’inscription.
Dès que le système sera pleinement opérationnel, chaque nouvelle installation ou modification devra être signalée au plus tard le dernier jour ouvrable du mois suivant l’activation de l’appareil.
Réactions des commerçants : entre ajustements et inquiétudes
La profession examine attentivement ces nouvelles exigences. Si l’adoption d’un système numérique évite des coûts techniques supplémentaires, des inquiétudes subsistent quant à une complexification des démarches administratives. « Nous espérons que cette mesure sera simple à gérer », ont déclaré les associations professionnelles, qui ont collaboré à la définition de la procédure.
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