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Une « politique cohérente » pour atteindre 5 000 pi… « Une fiscalité séparée et des actions propres » sont essentielles

La Bourse de Corée du Sud poursuit son ascension record, portée par des perspectives positives dans le secteur des semi-conducteurs et des mesures gouvernementales de soutien. L'attention se concentre désormais sur des réformes fiscales et des politiques de…

Une « politique cohérente » pour atteindre 5 000 pi… « Une fiscalité séparée et des actions propres » sont essentielles

La Bourse de Corée du Sud poursuit son ascension record, portée par des perspectives positives dans le secteur des semi-conducteurs et des mesures gouvernementales de soutien. L’attention se concentre désormais sur des réformes fiscales et des politiques de distribution des bénéfices qui pourraient propulser l’indice KOSPI au-delà des 5 000 points.

L’indice KOSPI a clôturé le 10 novembre à 4 042,83 points, dépassant pour la première fois de son histoire la barre des 4 000 points, après avoir enregistré une hausse depuis le 27 octobre. Cette performance est attribuable à une liquidité mondiale accrue, à l’optimisme concernant l’industrie des semi-conducteurs et aux efforts du gouvernement pour dynamiser le marché boursier.

Les experts soulignent l’importance d’une politique cohérente pour maintenir cette dynamique. Une fiscalité stable et prévisible, plutôt que des mesures ponctuelles, est considérée comme essentielle pour renforcer la confiance des investisseurs.

Deux réformes clés sont particulièrement scrutées : la mise en place d’une imposition distincte des revenus de dividendes et l’obligation pour les entreprises de racheter leurs propres actions. L’imposition séparée des dividendes permettrait d’appliquer un taux d’imposition spécifique à ces revenus, tandis que le rachat d’actions propres, une forme de retour de capital aux actionnaires, réduirait le nombre d’actions en circulation.

Cependant, des divergences subsistent entre le gouvernement et les acteurs du marché sur les détails de ces réformes. Le gouvernement avait initialement proposé un taux d’imposition maximal de 38,5 % (incluant la taxe locale) pour les revenus de dividendes, un niveau jugé trop élevé par certains, car supérieur à l’impôt sur les plus-values mobilières (25 %). Il existe une crainte que les actionnaires majeurs préfèrent vendre leurs actions plutôt que d’augmenter les dividendes.

De plus, le gouvernement hésite à imposer le rachat d’actions propres, craignant que cela n’alourdisse la charge financière des entreprises. Kim Hyun-jeong, députée du Parti démocrate de Corée, a déclaré lors d’une commission parlementaire le mois dernier : « La proposition gouvernementale concernant l’imposition séparée des dividendes n’est pas incitative. Elle ne sera efficace que si le taux maximal est fixé à 25 % ». Elle a également insisté sur la nécessité d’obliger les entreprises à racheter leurs propres actions, tout en tenant compte des préoccupations liées à la protection des droits des dirigeants.

Le gouvernement a récemment montré des signes d’ouverture. Le vice-Premier ministre et ministre de la Stratégie et des Finances, Koo Yun-cheol, a déclaré le 14 octobre qu’il envisagerait une approche « à partir d’une base zéro » concernant la fiscalité des dividendes.

Les analystes prévoient que les entreprises versant des dividendes seraient les plus avantagées par ces réformes. Lee Sang-heon, chercheur chez iM Securities, a estimé que « si l’allègement du taux d’imposition maximal sur les revenus de dividendes et l’obligation de rachat d’actions propres sont adoptés par l’Assemblée nationale, il serait judicieux de se concentrer sur les sociétés de participations financières et les actions qui y sont liées. »

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.