Home SantéUne sensation de fatigue qui ne disparaît pas ? Voici pourquoi

Une sensation de fatigue qui ne disparaît pas ? Voici pourquoi

by Sophie Martin

Publié le 2024-02-29 10:15:00. Des chercheurs de l’Université de Vérone ont identifié un dysfonctionnement dans la manière dont le cerveau traite les informations sensorielles et motrices, expliquant ainsi les sensations de fatigue intense observées chez les patients atteints de maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson.

  • Un « défaut » dans l’intégration des informations sensorielles et motrices pourrait être à l’origine de la fatigue pathologique.
  • Les patients souffrant de fatigue perçoivent les sensations motrices comme plus intenses qu’ils ne le devraient.
  • L’étude porte sur des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et de troubles neurologiques fonctionnels.

Une équipe du Département de Neurosciences, Biomédecine et Sciences du Mouvement de l’Université de Vérone a mis en lumière un mécanisme neurologique impliqué dans la sensation de fatigue, particulièrement prégnante dans certaines pathologies. Les recherches, menées par Mirta Fiorio et Angela Marotta, suggèrent que la fatigue ne serait pas simplement un symptôme, mais le résultat d’un problème de traitement de l’information au niveau cérébral.

Selon Mirta Fiorio, professeure de neuropsychologie à l’Université de Vérone, le cerveau, lorsqu’il initie un mouvement, anticipe les sensations qui en découleront et ajuste l’intensité perçue. Or, chez les personnes souffrant de fatigue pathologique, ce processus semble défaillant.

« En étudiant soixante-dix-sept personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou de troubles neurologiques fonctionnels dans lesquels la fatigue est un symptôme fréquent et invalidant, nous avons observé que chez les patients souffrant de fatigue pathologique, et non chez ceux qui n’en souffrent pas, les sensations motrices sont perçues plus intenses qu’elles ne le devraient : cela conduit le cerveau à faire des erreurs de prédiction, à attribuer un plus grand niveau d’effort à ses actions »

Angela Marotta, Département de Neurosciences de l’Université de Vérone

En d’autres termes, le cerveau des patients surestime l’effort nécessaire pour effectuer une action, ce qui conduit à une sensation de fatigue accrue. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques ciblant ce dysfonctionnement neurologique et améliorer la qualité de vie des patients atteints de maladies neurologiques et de fatigue chronique.

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