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Venezuela : écoles bolivariennes fragilisées

L'Organisation des Nations Unies a réaffirmé en janvier 2026 que sa priorité au Venezuela reste la protection des vies et le maintien des services de base face à une crise humanitaire et de déplacement massive. Ce contexte de…

Le fonctionnement des écoles bolivariennes
L’Organisation des Nations Unies a réaffirmé en janvier 2026 que sa priorité au Venezuela reste la protection des vies et le maintien des services de base face à une crise humanitaire et de déplacement massive. Ce contexte de bouleversements politiques fragilise un système éducatif national centré sur les écoles dites « bolivariennes ».

Le fonctionnement des écoles bolivariennes

Le système éducatif public vénézuélien repose sur un modèle d’encadrement prolongé. Les journées scolaires débutent généralement à 8h00 et s’étendent jusqu’en fin d’après-midi. Cette structure vise à élever le niveau général d’éducation des citoyens en maximisant le temps passé en classe.

L’État assure la fourniture de repas dans chaque établissement nationalement financé. Selon les modalités de chaque école, jusqu’à trois repas peuvent être servis quotidiennement. La cantine, ouverte durant la majeure partie de la journée, propose des menus variés incluant du bœuf, du porc, du poulet et du poisson, ainsi que des salades et des boissons aux fruits.

Le quotidien des élèves est marqué par des règles strictes : le port de l’uniforme est obligatoire pour tous les enfants. Pour le transport, si certaines écoles privées disposent de leurs propres bus, la majorité des élèves marchent ou utilisent les transports publics, arrivant souvent en classe vers 7h00.

L’impact des « missions éducatives » et l’alphabétisation

Sous la direction de l’ancien président Hugo Chavez, l’éducation a été repositionnée comme un pilier social. Cette orientation a conduit à la création de programmes d’alphabétisation nocturnes où des centaines de bénévoles enseignent la lecture et l’écriture aux parents après leur journée de travail.

« missions éducatives »

Le fonctionnement des écoles bolivariennes
L'impact des « missions éducatives » et l'alphabétisation
Photo: news.un.org

Source : countryreports.org

Ces missions éducatives, nommées d’après des héros de l’histoire nationale, ont été déployées spécifiquement dans les zones les plus difficiles d’accès. Dirigées par des éducateurs qualifiés, elles visaient à combattre la prévalence d’un enseignement médiocre dans les régions isolées.

L’accès aux outils modernes reste toutefois inégal. Si les budgets ont permis de restaurer des infrastructures de base comme les salles de classe et les sanitaires, les ordinateurs et les projecteurs restent rares, particulièrement dans les zones rurales.

L’éducation spécialisée et les normes d’évaluation

Venezuela : un « dangereux précédent » | Conseil de sécurité | Nations Unies

Le Venezuela dispose d’une infrastructure ancienne pour l’inclusion. Des écoles d’État dédiées aux personnes sourdes fonctionnent depuis 1937, permettant à nombre d’élèves d’accéder à l’université grâce à l’appui d’interprètes en langue des signes vénézuélienne.

Le système de notation diverge des standards occidentaux classiques. Plutôt que des lettres ou des pourcentages, les élèves sont évalués sur une échelle de vingt points.

  • Note de passage : 10/20
  • Échelle maximale : 20/20
  • Matières de base : Mathématiques, lecture, sciences et études sociales

En dehors du cadre académique, les activités extrascolaires sont quasi inexistantes dans le secteur public. Seules quelques grandes écoles nationales ou des établissements privés proposent des clubs de sport, comme le football — sport favori des Vénézuéliens —, le baseball ou le karaté.

L’urgence humanitaire face aux ambitions sociales

L’architecture sociale décrite dans le profil éducatif du pays contraste violemment avec la réalité rapportée par les instances internationales. Le « choc politique » récent a exacerbé une situation déjà précaire, plaçant le pays au cœur d’une attention mondiale accrue.

L’Organisation des Nations Unies souligne que le pays fait face à l’une des crises de déplacement les plus graves au monde. Dans ce contexte, les ambitions de développement éducatif passent au second plan derrière des besoins vitaux immédiats.

La priorité absolue des agences internationales est désormais le soutien aux services de base. La survie des populations, tant à l’intérieur du pays qu’à travers la région, dépend aujourd’hui de la capacité des acteurs humanitaires à maintenir un filet de sécurité minimal alors que les structures étatiques sont mises à mal par l’instabilité politique.

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L'urgence humanitaire face aux ambitions sociales
Photo: countryreports.org

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.