L’administration Trump intensifie sa pression sur le Venezuela et la Russie, avec la saisie d’un pétrolier russe en pleine Atlantique et des accusations de violations du droit maritime. Ces actions interviennent après une opération militaire controversée visant à déstabiliser le gouvernement de Nicolas Maduro et suscitent des condamnations internationales.
Selon le ministère vénézuélien de l’Intérieur, l’offensive américaine du week-end dernier a fait au moins 100 morts. L’armée vénézuélienne a confirmé la mort de 23 de ses soldats. Cuba a également annoncé la perte de 32 de ses militaires et agents de renseignement déployés au Venezuela. Caracas n’a pas encore publié de bilan complet des victimes.
La saisie du pétrolier Marinera, qui naviguait sous pavillon russe, a été vivement critiquée par Moscou. Le ministère russe des Transports a dénoncé une violation du droit maritime, affirmant que « la liberté de navigation s’applique en haute mer, et aucun État n’a le droit de recourir à la force contre des navires dûment immatriculés dans les juridictions d’autres États ». Un député russe a même qualifié l’opération de « piraterie pure et simple ».
Les États-Unis justifient cette action par leur volonté de contrôler les flux pétroliers en Amérique et de forcer le gouvernement socialiste de Caracas à changer de cap. Washington a également saisi un autre pétrolier, anciennement connu sous le nom de Bella 1, après une course-poursuite de plusieurs semaines. La Russie avait même déployé un sous-marin pour escorter le navire, signalant son inquiétude face aux saisies américaines.
Le président Trump a par ailleurs annoncé son intention d’augmenter massivement le budget de la défense, le portant à 1 500 milliards de dollars (environ 1 368 milliards d’euros) pour l’année prochaine. Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, il a déclaré que cette augmentation était nécessaire pour « construire l’armée de rêve à laquelle nous avons depuis longtemps droit et, plus important encore, qui nous maintiendra en sécurité, quel que soit l’ennemi ». Il a également évoqué des menaces envers le Groenland, la Colombie et le Mexique.
Interrogé sur la durée de la surveillance américaine au Venezuela, le président Trump a répondu : « Je dirais beaucoup plus longtemps ». Il n’a pas précisé de calendrier, laissant entendre que l’engagement américain pourrait s’étendre sur plusieurs années.
La Grande-Bretagne a également été impliquée dans l’opération, fournissant des avions de surveillance et des chasseurs de sous-marins pour aider les forces spéciales américaines à aborder le Marinera. Un analyste a qualifié cette participation de « farce embarrassante ».