Publié le 20 décembre 2025 à 05h31. L’escalade des tensions autour du Venezuela, perçue comme une tentative de Washington de restaurer son influence mondiale, suscite des inquiétudes croissantes quant à une possible extension du conflit à d’autres régions, notamment en Asie avec Taïwan et la mer de Chine méridionale.
- Les États-Unis sont accusés de violations du droit international et de la Charte des Nations Unies dans leur politique envers le Venezuela.
- Marco Rubio, figure influente de l’administration américaine, est présenté comme un fervent partisan d’une intervention militaire dans la région.
- La Chine est appelée à réagir fermement face à ce qui est perçu comme une menace à l’ordre international et à ses propres intérêts stratégiques.
L’agression américaine contre le Venezuela s’intensifie, marquée par des menaces croissantes et un renforcement des blocus navals et aériens. Ces actions, dénoncées comme des violations du droit international, interviennent dans un contexte de tensions géopolitiques globales et d’une volonté affichée de Washington de réaffirmer son rôle de puissance dominante sur la scène mondiale.
Si les dirigeants européens restent largement silencieux face à ces développements, la Russie et la Chine ont exprimé leur désapprobation et réaffirmé leur soutien au gouvernement bolivarien, soulignant un « partenariat stratégique global » entre les trois pays. Cependant, au sein de l’administration américaine, le secrétaire d’État Marco Rubio est présenté comme le principal instigateur d’une politique agressive visant non seulement à déstabiliser le Venezuela, mais également à exercer une pression sur d’autres nations d’Amérique latine, comme la Colombie, le Mexique et le Honduras, afin de les dissuader de maintenir des liens étroits avec des puissances considérées comme rivales, notamment la Chine, la Russie et l’Iran.
Au-delà du contrôle des vastes réserves pétrolières vénézuéliennes, l’enjeu actuel est perçu comme une tentative de Washington de reconstruire un ordre mondial unipolaire, où les États-Unis s’arrogerait le droit d’intervenir dans les affaires intérieures d’autres pays et d’imposer ses propres règles. Cette vision, jugée anachronique et erronée par de nombreux observateurs, pourrait conduire à des conflits plus larges, comme le suggère la possibilité d’une intervention militaire au Venezuela qui pourrait s’apparenter aux guerres du Vietnam ou d’Afghanistan, mais cette fois-ci aux portes des États-Unis.
L’article met en garde contre d’autres actions potentiellement déstabilisatrices de la part des États-Unis, telles que la promotion de l’indépendance de Taïwan, avec le déploiement de la Septième Flotte pour dissuader toute intervention chinoise, ou le blocage du détroit de Malacca, une voie maritime cruciale pour le commerce extérieur de la Chine. Selon un rapport de la CNUCED, environ la moitié du commerce maritime mondial transite chaque année par ce détroit, essentiel pour l’approvisionnement de la Chine en énergie et en matières premières.
Face à cette situation, la Chine est exhortée à adopter une position ferme et à exiger la fin de l’agression contre le Venezuela. L’article suggère que la réponse la plus appropriée serait d’imposer un blocus maritime et aérien à Taïwan, sans recourir à la force, afin de signaler à Washington que toute tentative de déstabilisation de la région sera rencontrée par une résistance déterminée. Il est souligné que le silence de la Chine pourrait encourager les États-Unis à poursuivre une politique agressive visant à imposer un nouvel ordre mondial, et que l’histoire enseigne que les empires deviennent plus violents dans leur phase de déclin. L’article conclut en appelant à une action rapide pour limiter l’arrogance impériale de Washington et prévenir le retour à une logique de la loi du plus fort sur la scène internationale.
Source : https://www.pagina12.com.ar/2025/12/19/venezuela-y-despues-china/
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