Publié le 3 novembre 2023. La suspension de la cantine dans les établissements scolaires de la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC) de Nouvelle-Calédonie, annoncée lundi, inquiète les parents et soulève des questions sur l’avenir des services offerts aux élèves face aux difficultés financières de l’institution.
- Environ 9 300 repas sont servis quotidiennement dans les réfectoires des 59 établissements de la DDEC.
- La suspension de la cantine, effective à partir du 3 novembre, est une mesure parmi d’autres envisagées pour faire face à la crise financière.
- Les parents s’inquiètent des conséquences pratiques de cette interruption, notamment pour ceux qui ne peuvent pas venir chercher leurs enfants à l’heure du déjeuner.
La décision de suspendre la cantine a été annoncée par le directeur diocésain de l’enseignement catholique lundi après-midi. Cette mesure intervient dans un contexte de tensions financières au sein de la DDEC, qui se voit contrainte de prendre des décisions difficiles pour équilibrer son budget. La situation est d’autant plus préoccupante que près de 95 % des élèves de l’école catholique de Dumbéa-sur-mer sont inscrits à la demi-pension.
« C’est problématique pour les parents, très problématique », s’inquiète un parent d’élève de l’école catholique de Dumbéa-sur-mer. Un habitant de Païta souligne les difficultés logistiques que représente cette suspension :
« J’habite au Mont-Mou, et on ne pourra pas venir chercher nos enfants systématiquement tous les jours, faire les allers-retours, pour les nourrir. »
Parent d’élève
D’autres parents se demandent comment s’organiser pour assurer le déjeuner de leurs enfants.
« Je vais devoir changer mon emploi du temps, et essayer de me libérer pour venir donner à manger à mon fils. »
Mère de famille
La direction de l’école de Dumbéa-sur-mer a indiqué qu’elle maintiendrait la garderie du matin et du soir. Cependant, l’interruption de la cantine suscite l’inquiétude et la perplexité.
« Les enfants, c’est l’avenir. C’est eux qu’il faut mettre au cœur des priorités budgétaires. »
Mère de famille
Une autre parent résume l’état d’esprit général :
« On souhaite juste que ça se rétablisse au plus vite parce que c’est toute une organisation. »
Mère de famille
Un mot expliquant la situation a été glissé dans les cartables des élèves. Une petite fille a exprimé son point de vue :
« J’ai pas envie de pas avoir cantine. Mais il faut penser aux autres, qui n’ont pas à manger. »
Élève
La situation financière de la DDEC doit être évoquée lors de la séance publique de modifications budgétaires prévue ce jeudi au Congrès.