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Why Kompany is well placed to succeed Guardiola at Man City

by Thomas Caron

Vincent Kompany se positionne de plus en plus comme le successeur potentiel de Pep Guardiola à Manchester City. L’ancien capitaine emblématique des Citizens, désormais entraîneur du Bayern Munich, pourrait bien être l’homme choisi pour prendre les rênes du club anglais lorsque l’heure du départ de Guardiola sonnera.

La confrontation entre le Bayern Munich et Arsenal en Ligue des champions, mercredi au stade Emirates, sera scrutée à la loupe. Elle opposera deux techniciens considérés comme les principaux prétendants à la succession de Guardiola : Kompany et Mikel Arteta, l’entraîneur d’Arsenal. Si Arteta a été l’adjoint de Guardiola pendant trois ans, avant de rejoindre Arsenal en 2019, il a désormais pleinement embrassé son propre projet londonien et un départ vers Manchester City semble improbable.

Nedum Onuoha, ancien coéquipier de Kompany, estime que le Belge possède toutes les qualités requises pour mener City vers de nouveaux succès. Connaissant Kompany depuis près de 20 ans, depuis leurs premières rencontres à Hambourg en 2008, Onuoha souligne son charisme et ses compétences relationnelles, forgées lors de ses 11 années passées au sein du club mancunien.

« Vinny », comme l’appelle affectueusement Onuoha, a remporté 12 trophées avec City, dont quatre titres de Premier League, dont 11 en tant que capitaine. Au-delà de ses succès sur le terrain, c’est sa personnalité qui le distingue. Onuoha se souvient d’un joueur intelligent, capable de converser aisément en anglais, français, allemand et espagnol, brisant ainsi les barrières linguistiques au sein de l’équipe.

L’arrivée de Sheikh Mansour et la transformation de City, passant de « Joke City » à l’une des plus grandes puissances mondiales, ont coïncidé avec l’arrivée de Kompany, alors âgé de 22 ans. Son leadership et sa présence d’esprit étaient déjà évidents à cette époque.

Onuoha relate une anecdote révélatrice lors d’un match amical contre l’Inter Milan en 2010. Malgré une défaite 3-0, Kompany, frustré par la performance de l’équipe, n’a pas hésité à exprimer son mécontentement, allant même jusqu’à tacler Samuel Eto’o, l’attaquant vedette de l’Inter, à plusieurs reprises. « Vinny pouvait accepter la défaite, mais pas quand il avait l’impression que l’adversaire n’avait pas eu à se battre pour gagner », explique Onuoha.

Cette détermination et cette rage de vaincre, Kompany les a également transposées à sa carrière d’entraîneur. À Burnley, il a incité ses joueurs à presser davantage, en adaptant ses consignes à chaque individu pour les motiver au mieux. Au Bayern, il utilise des tactiques variées, notamment en positionnant Harry Kane et Jamal Musiala en faux numéro 9, pour déstabiliser les adversaires.

Récemment, lors d’un match contre le Paris Saint-Germain, le Bayern a su faire preuve de résilience en jouant à 10 contre 11 pendant toute la seconde période, remportant finalement la victoire. Cette capacité à souffrir et à se battre est, selon Onuoha, un atout essentiel pour remporter des titres.

Kompany a su convaincre ses dirigeants au Bayern, malgré les doutes initiaux, et a même obtenu un nouveau contrat. Son style de jeu, axé sur la vitesse et le mouvement, serait facilement adopté par les joueurs de City. Son passé de joueur et sa popularité auprès des supporters et de la direction du club lui assureraient une acceptation immédiate, contrairement à d’autres entraîneurs ayant rejoint Manchester United ou Arsenal après des légendes comme Sir Alex Ferguson ou Arsène Wenger.

« Vinny ne chercherait pas à imiter Pep, et c’est important », conclut Onuoha. « Il serait peut-être nerveux face à ce défi, mais il a la force de caractère nécessaire pour le relever. » Le timing sera déterminant, mais pour Kompany, Manchester City représente peut-être son « Real Madrid ».

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