Home DivertissementWilliam Shatner’s Sexy Sci-Fi Series Designed To Defeat The Matrix

William Shatner’s Sexy Sci-Fi Series Designed To Defeat The Matrix

by Antoine Girard

Dans le sillage d’un échec retentissant avec Star Trek V : Le Dernier Horizon, William Shatner a tenté de lancer sa propre franchise de science-fiction, TekWar, un projet qui, malgré ses multiples déclinaisons (romans, comics, série télévisée, jeu vidéo), est aujourd’hui largement tombé dans l’oubli.

L’aventure TekWar a débuté en 1989, alors même que Le Dernier Horizon, le premier et unique film de Star Trek réalisé par William Shatner, était fraîchement sorti pour un accueil quasi-unanime de déception. Rapidement qualifié par de nombreux fans de pire film Star Trek de tous les temps, ce revers a incité Shatner à explorer de nouveaux horizons narratifs.

L’idée de TekWar a germé durant la production du cinquième volet de Star Trek. Elle s’est d’abord concrétisée sous la forme d’une série de romans dont Shatner a établi les bases, mais qui ont été rédigés par Ron Goulart. L’intrigue suit Jake Cardigan, un ancien policier déterminé à éradiquer la consommation de Tek, une drogue illégale, dans l’agglomération de Los Angeles.

Contre toute attente, ces romans ont donné naissance à une série de produits dérivés : une série télévisée, des bandes dessinées et même un jeu vidéo. Bien qu’il soit difficile d’affirmer que TekWar ait une base de fans active, la franchise a connu une existence notable dans les années 1990. Il est peu probable que l’on croise des cosplayers de Jake Cardigan lors d’une convention de comics.

Il est fort probable que beaucoup de lecteurs n’aient jamais entendu parler de TekWar, ou l’aient oublié jusqu’à la lecture de ces lignes. La raison est simple : la franchise n’a jamais vraiment rencontré le succès critique ou public. Certains critiques n’ont d’ailleurs pas hésité à qualifier TekWar de peu original.

Le nom même de la franchise, TekWar, soulève des interrogations. La similarité avec Star Trek est frappante, et il est difficile de croire qu’il s’agisse d’une coïncidence. On peut supposer qu’au moins une vente a été réalisée grâce à un fan myope de Star Trek. L’ajout du mot « War » pourrait également être interprété comme une tentative d’attirer les fans de Star Wars.

Le monde de TekWar s’avère, en outre, peuplé de clichés de science-fiction et d’idées largement empruntées à d’autres œuvres. Au moment de sa création, les drogues synthétiques et les concepts de réalité virtuelle étaient déjà des éléments courants du genre cyberpunk. Les robots autonomes, surnommés « Andies », rappellent fortement ceux dépeints dans le roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, à l’origine du film Blade Runner. Un critique a même qualifié la série télévisée de « Dullbladerunner », soulignant son esthétique peu inspirée.

Malgré son manque d’originalité, TekWar a bénéficié de la notoriété de William Shatner pour assurer un succès modeste. Peu après la publication des premiers romans, Marvel a lancé une série de comics basée sur TekWar, rebaptisée TekWorld. Cette série a duré deux ans, de 1992 à 1994, avant d’être annulée en raison des difficultés financières rencontrées par Marvel au milieu des années 1990.

La série télévisée TekWar a débuté la même année que l’arrêt de la publication des comics et a connu le même sort, s’achevant en 1996 après deux saisons. William Shatner lui-même a joué un rôle de co-vedette dans la série, incarnant Walter Bascom, l’employeur de Cardigan.

En 2021, un projet de redémarrage animé pour adultes de TekWar a été annoncé, mais aucune production n’a été réalisée à ce jour. Malgré une présence culturelle apparemment significative, la franchise TekWar est aujourd’hui rarement évoquée. Peut-être est-ce là le meilleur moyen de laisser cette œuvre des années 1990 reposer en paix.

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