Une polémique entoure l’équipe canadienne de bobsleigh et de skeleton après des accusations de manipulation visant à favoriser ses chances de qualification pour les Jeux Olympiques. L’affaire a été classée sans suite par l’organisation internationale, mais soulève des questions sur l’esprit du fair-play sportif.
L’Unité d’intégrité provisoire de la Fédération Internationale de Bobsleigh et de Skeleton (IBSF) a déclaré avoir rejeté les plaintes déposées, estimant que les règles et réglementations en vigueur ne permettaient pas de conclure à une violation du code de conduite ou du code d’éthique. Cependant, l’IBSF a précisé qu’elle rappellerait au coach canadien et à la fédération nationale que, même si leurs actions respectaient la lettre du code de conduite, il était attendu de tous les acteurs qu’ils en respectent également l’esprit, qui vise à promouvoir le jeu loyal et une conduite éthique en toutes circonstances.
L’ancienne championne du monde allemande, Martina Uhlaender, a affirmé à la chaîne de télévision DW que l’entraîneur canadien, Joe Cecchini, l’avait informée d’un plan visant à compromettre ses chances de qualification pour ses sixièmes Jeux Olympiques. Elle a déclaré : « On a scellé mon cercueil. »
Plusieurs fédérations rivales ont suggéré que cette manœuvre visait à protéger le quota de participation du Canada aux Jeux. Bobsleigh Canada Skeleton s’était précédemment défendue, expliquant que la décision avait été prise après « une étude attentive de la santé, de la sécurité et du développement à long terme des athlètes ».
À ce stade, l’IBSF n’a pas ouvert d’enquête plus approfondie, se contentant de ce rappel à l’ordre concernant l’esprit du code de conduite.
