Publié le 26 novembre 2025 à 07h05 (mis à jour à 07h05). Alors que les négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine progressent, le président Zelensky a exprimé sa volonté de rencontrer Donald Trump pour affiner les détails d’un accord, tout en insistant sur le rôle crucial des pays européens dans ce processus.
- Volodymyr Zelensky est prêt à rencontrer Donald Trump pour discuter des pourparlers de paix.
- Le président ukrainien souligne l’importance d’une participation européenne active dans les décisions concernant la sécurité du continent.
- Zelensky appelle à la formalisation d’un mémorandum de coopération pour les pays occidentaux envisageant d’envoyer des troupes en Ukraine après la guerre.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réaffirmé sa détermination à trouver une solution pacifique au conflit avec la Russie, tout en soulignant la nécessité d’une implication plus forte de l’Europe dans les discussions. Lors d’un échange avec « l’Alliance des Volontaires », un groupe regroupant plus de 30 représentants de divers pays, dont le Royaume-Uni et la France, Zelensky a indiqué que la récente réunion de Genève avait permis de réaliser des avancées significatives.
« Les décisions concernant la sécurité de l’Ukraine doivent inclure l’Ukraine ; les décisions concernant la sécurité européenne doivent également impliquer l’Europe », a insisté le président ukrainien, exprimant sa préoccupation face à la possibilité que des accords soient conclus sans la participation des parties concernées. Il a également réitéré la nécessité de maintenir la pression sur la Russie, notamment par le biais de sanctions économiques et de l’aide militaire à l’Ukraine, tant que Moscou ne manifestera pas de volonté de cessez-le-feu.
Zelensky a spécifiquement appelé à la création d’une structure opérationnelle pour la « Force de réassurance Ukraine de la Coalition des volontaires » et a encouragé la signature d’un mémorandum de coopération à cet effet. Il a également annoncé l’imposition de sanctions à 56 cargos accusés d’exporter des céréales depuis les territoires occupés par la Russie.
Selon des informations rapportées par Interfax Ukraine, le Premier ministre britannique Keir Starmer a estimé après la réunion que la plupart des conditions d’un accord de paix avaient été convenues. Il a souligné que les principes fondamentaux de l’alliance reposent sur la garantie de la capacité de l’Ukraine à se défendre, le respect de sa souveraineté et la liberté de choisir son propre avenir.
Les États-Unis se sont engagés à consulter les acteurs concernés sur les questions européennes et liées à l’OTAN, et soutiennent la création d’une armée multinationale, considérée comme un élément clé pour assurer la sécurité à long terme de la région. Tous les États membres se préparent activement à cette éventualité et discuteront des modalités de suivi avec les États-Unis.
Des responsables américains et ukrainiens ont finalisé le week-end dernier une nouvelle version des pourparlers de paix russo-ukrainiens. Des sources proches des négociations indiquent que le projet d’accord a été réduit de 28 à 19 articles, et que les divergences entre les deux parties se sont considérablement atténuées. Les questions sensibles, telles que la souveraineté territoriale et les relations entre l’Ukraine et l’OTAN, restent toutefois à négocier au niveau des dirigeants.
Rustem Umerov, secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, a exprimé son espoir de faciliter une visite de Zelensky aux États-Unis en novembre.
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