Publié le 13 octobre 2025 à 13h00. Une nouvelle étude révèle que de minuscules particules plastiques, les « nurdles », se retrouvent dans les artères humaines, augmentant significativement le risque de maladies cardiovasculaires et de décès prématurés. Cette pollution insidieuse, jusque-là méconnue, représente une menace majeure pour la santé publique.
- Des microplastiques, issus de la dégradation des « nurdles », s’accumulent dans les artères, contribuant aux blocages.
- Le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral serait multiplié par cinq en présence de ces particules.
- Les « nurdles » ne sont actuellement pas considérés comme des matières dangereuses, ce qui entrave la mise en place de mesures de sécurité efficaces.
Longtemps considérés comme le principal facteur de risque, le cholestérol et les graisses saturées ne sont plus les seuls responsables des maladies cardiaques. Des recherches récentes, rendues possibles par des avancées technologiques permettant d’observer l’intérieur du corps humain avec une précision accrue, mettent en évidence une nouvelle menace : la pollution plastique. Il ne s’agit plus seulement d’adopter une alimentation saine et de pratiquer une activité physique régulière pour protéger son cœur, mais aussi de prendre en compte la qualité de l’environnement.
L’étude en question alerte sur la présence de minuscules granulés de plastique, appelés « nurdles » (environ 3 à 5 mm de diamètre), dans les plaques d’athérome qui obstruent les artères. Ces particules, matière première de l’industrie plastique, se dégradent en microplastiques et nanoplastiques, et sont désormais directement associées à un risque accru de problèmes cardiovasculaires. Elles agissent comme un vecteur pour les bactéries, y compris les germes les plus résistants, favorisant ainsi les infections. Des observations ont déjà été faites sur les côtes de l’Espagne et du Brésil, où ces granulés contaminent les écosystèmes marins.
Le problème est d’autant plus préoccupant que les « nurdles » sont extrêmement difficiles à éliminer. Flottant en mer pendant des mois, voire des années, ils polluent les plages et engendrent des coûts de nettoyage considérables, souvent à la charge des municipalités côtières, bien qu’elles ne soient pas responsables de la pollution. Mais le plus alarmant est leur capacité à pénétrer dans l’organisme humain. Des microplastiques ont été détectés dans des organes vitaux, tels que le placenta et les artères, augmentant considérablement le risque de maladies cardiaques et de décès prématurés.
Si certains s’efforcent de dépolluer les eaux contaminées, comme le montrent les initiatives en matière de réutilisation des eaux grises, la solution ne réside pas uniquement dans le nettoyage. L’étude souligne l’urgence d’une approche plus globale, axée sur la prévention. Il est impératif d’exiger que le transport du plastique se fasse dans des systèmes fermés, avec un emballage sécurisé et un plan d’urgence en cas de déversement.
Actuellement, les « nurdles » ne sont pas classés comme des matières dangereuses dans le cadre des réglementations internationales relatives au transport maritime. Cette lacune juridique permet leur transport sans mesures de protection adéquates, augmentant ainsi le risque de dispersion dans l’environnement. Cette situation illustre une crise qui dépasse le simple cadre environnemental pour devenir une véritable crise de santé publique. Comme le souligne également l’absence de lois strictes concernant les terres rares, le manque de réglementation favorise les conflits et nuit à la planète. Il est donc crucial d’agir rapidement pour protéger notre santé et notre environnement.
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