La dermatite atopique, une affection cutanée inflammatoire caractérisée par des démangeaisons intenses et des rougeurs, touche de plus en plus de personnes, en particulier dès le plus jeune âge. Bien que non curable, une prise en charge adaptée et une bonne connaissance des facteurs déclencheurs permettent de limiter l’impact de cette maladie sur la qualité de vie.
Selon la dermatologue vénézuélienne Fabiola Del Pino, près de 90 % des cas de dermatite atopique se manifestent avant l’âge de cinq ans. Cette maladie présente une forte composante génétique : les enfants dont les parents ou les frères et sœurs souffrent de dermatite atopique, d’asthme ou de rhinite sont plus susceptibles de la développer.
Plusieurs facteurs environnementaux peuvent également exacerber les symptômes. Parmi eux, les variations de température extrêmes, les bains trop chauds et prolongés, le stress et l’anxiété, ainsi que le contact avec certains textiles ou des produits cosmétiques et lessives parfumés ou colorés. Il est donc crucial d’identifier ces éléments déclencheurs pour mieux les éviter.
Une information claire et accessible aux patients est essentielle. « Lorsque le patient connaît et identifie les facteurs qui peuvent déclencher une épidémie, il peut les éviter ou se préparer en ayant ses crèmes à portée de main », explique la spécialiste. L’objectif principal du traitement est de réduire la fréquence et la durée des poussées.
L’hydratation de la peau est un pilier fondamental de la prise en charge. Il est recommandé d’appliquer régulièrement, plusieurs fois par jour, des crèmes hydratantes sans parfum, en particulier après la douche, lorsque la peau est encore humide. Les produits sans parfum, sans paraben et sans colorant sont privilégiés pour minimiser les risques d’irritation.
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