L’ancien président Donald Trump a averti que l’économie américaine pourrait connaître de graves difficultés pendant des années si la Cour suprême venait à invalider les droits de douane qu’il a imposés durant son mandat. Il a également défendu ces mesures, les présentant comme un outil essentiel pour relocaliser la production et renforcer la sécurité nationale.
Lors d’une interview diffusée dimanche sur Fox News, Trump a souligné l’importance de l’issue du procès concernant ces tarifs douaniers. « Si nous gagnons le procès tarifaire, ce que nous espérons gagner, cela est vital pour les intérêts de notre pays. Nous sommes le pays le plus riche qui soit. Si nous ne le faisons pas, nous aurons des difficultés pendant des années », a-t-il déclaré.
L’ancien président a affirmé que sa politique tarifaire, notamment la menace d’imposer des droits de douane de 200 %, avait contribué à résoudre des conflits internationaux, citant en exemple la fin de la guerre entre l’Inde et le Pakistan. Il a également insisté sur le fait que ces droits de douane incitent les entreprises à investir dans des usines américaines pour la fabrication de produits pharmaceutiques, de puces électroniques et d’autres biens.
« Les produits pharmaceutiques reviennent déjà, encore une fois grâce aux droits de douane. J’impose essentiellement des droits de douane sur les produits pharmaceutiques à moins qu’ils ne soient fabriqués ici. Ils reviennent tous », a-t-il précisé. Il a également mentionné l’impact positif des droits de douane sur le secteur des semi-conducteurs (« Chips – j’ai mis de gros tarifs »).
Trump a également évoqué des chiffres impressionnants concernant les investissements réalisés sous sa présidence, affirmant que 17 000 milliards de dollars avaient été investis au cours des huit premiers mois de son mandat, avec une projection dépassant les 20 000 milliards de dollars à la fin de sa première année. Il a qualifié cette situation de « miracle ».
La Cour suprême doit se prononcer sur la constitutionnalité des droits de douane imposés par l’administration Trump dans le cadre de la Loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA). Plusieurs entreprises, touchées par ces tarifs, ont contesté leur légalité, arguant que le président a outrepassé ses pouvoirs. Des tribunaux inférieurs ont déjà rejeté les arguments de l’administration, la Cour suprême étant donc la dernière instance.
L’audience sur cette affaire, regroupant les cas Learning Resources c. Trump et Trump c. VOS Selections, Inc., est prévue le 5 novembre. Trump a reconnu qu’il n’avait pas encore élaboré de plan de secours au cas où la Cour suprême invaliderait sa politique tarifaire. « Je vais devoir trouver une solution. Je ne veux même pas y penser », a-t-il déclaré, ajoutant que cela pourrait remettre en question la sécurité nationale des États-Unis.
Les droits de douane sont des taxes sur les produits importés, payées par les importateurs et souvent répercutées sur les consommateurs par le biais de prix plus élevés. Trump a dénoncé le fait que les États-Unis aient été longtemps victimes de ces pratiques, affirmant que l’absence de droits de douane avait entraîné une perte de 55 % de parts de marché dans le secteur automobile.
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