Publié le 24 octobre 2025 à 08h41. Les récentes défaillances de prêteurs automobiles américains mettent en lumière les risques liés au crédit et attirent l’attention sur les institutions financières non bancaires, notamment le secteur du crédit privé.
- Les faillites de First Brands et Tricolor ont ravivé les inquiétudes concernant le risque de crédit.
- Les institutions financières non bancaires, et en particulier le crédit privé, sont désormais sous surveillance accrue.
- Les marchés pourraient voir émerger des « squelettes dans l’armoire » au sein des banques, conduisant à un examen plus approfondi de leurs portefeuilles de prêts.
Les difficultés rencontrées par les institutions financières non dépositaires, également appelées institutions financières non bancaires, sont revenues au centre des préoccupations des marchés. Les faillites récentes de First Brands et Tricolor, deux prêteurs automobiles américains, ont particulièrement mis en évidence les risques liés au crédit. Ces événements relancent l’attention sur le crédit privé et ses liens étroits avec le capital-investissement, un secteur qui, bien que sous les projecteurs depuis plus de deux ans, n’en demeure pas moins fragile.
Selon Filippo Alloatti, responsable des finances du crédit chez Hermès Federated, il est probable que davantage de banques, tant aux États-Unis qu’en Europe, soient amenées à révéler des problèmes cachés dans leurs bilans. Ces évolutions pourraient inciter à une analyse plus rigoureuse des portefeuilles de prêts.
« Il est encore trop tôt pour dire si de nouvelles « surprises » effrayeront le marché. Les nouvelles de la semaine dernière concernant les provisions et l’augmentation des prêts via la facilité permanente de pension de la Fed ont eu exactement cet effet. Une plus grande attention sera certainement accordée aux risques microéconomiques plutôt qu’aux risques macro, et l’appétit pour le risque des prêteurs sera réexaminé. C’est le signe que les marchés fonctionnent bien. »
Filippo Alloatti, responsable des finances du crédit, Hermès fédéré
Au-delà de ces tensions, plusieurs facteurs continuent de soutenir les valeurs financières européennes. L’environnement de taux d’intérêt actuel, plus favorable qu’avant la crise sanitaire de 2020, la qualité relativement bonne des actifs, la dynamique de sélection favorisant le crédit privé – en raison des difficultés d’accès au crédit pour certains emprunteurs et SRT (Securitized Real Estate Transactions) – et enfin, un cadre réglementaire rigoureux au sein de l’Union européenne, plus strict qu’aux États-Unis où la surveillance se concentre principalement sur les grandes banques, constituent autant d’éléments positifs pour le secteur.
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