Publié le 26 novembre 2023 18:42:00. Une épidémie de l’herpèsvirus équin se propage dans plusieurs États du sud des États-Unis après des événements de rodéo, incitant les autorités à alerter les propriétaires de chevaux et à recommander des mesures de quarantaine strictes.
- Plus d’une douzaine de cas ont été confirmés dans huit États américains.
- Certains chevaux ont développé une forme neurologique grave de la maladie, la myéloencéphalopathie herpétique équine (EHM).
- Les propriétaires de chevaux sont appelés à renforcer les mesures de biosécurité et à surveiller attentivement leurs animaux.
L’épidémie actuelle a été détectée initialement lors de la finale mondiale de la Women’s Professional Rodeo Association (WPRA) qui s’est tenue à Waco, au Texas, du 5 au 9 novembre, ainsi qu’à la suite d’une course de barils à Guthrie, en Oklahoma, la semaine dernière, selon le Centre de Communication sur les Maladies Equines.
Les responsables sanitaires recommandent aux propriétaires de chevaux ayant participé à ces événements de consulter immédiatement leur vétérinaire et d’isoler leurs animaux pendant au moins 14 jours. La propagation de l’herpèsvirus équin de type 1 (EHV-1) se fait par contact direct, nez à nez, mais aussi indirectement via du matériel contaminé comme des seaux d’eau ou de nourriture, ou encore par le biais de remorques partagées, explique le ministère américain de l’Agriculture.
L’EHV-1, également connu sous le nom de rhinopneumonite équine, est un virus très contagieux qui affecte les chevaux dans le monde entier. Parmi les neuf herpèsvirus identifiés, l’EHV-1, l’EHV-3 et l’EHV-4 représentent les risques les plus importants pour les équidés aux États-Unis.
Les symptômes à surveiller incluent de la fièvre, un écoulement nasal, de la toux, des difficultés d’équilibre, une faiblesse des membres postérieurs, ou tout signe de trouble neurologique. En cas de suspicion, il est crucial de contacter rapidement un vétérinaire. Il est important de noter que l’EHV-1 et l’EHM ne présentent aucun risque pour la santé humaine.
Les experts insistent sur l’importance de renforcer les mesures de biosécurité, notamment en désinfectant régulièrement le matériel et les équipements, afin de limiter la propagation du virus.
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