Publié le 2024-02-29. Une nouvelle étude révèle que si la majorité des Irlandais disposent d’un compte d’épargne distinct de leur compte courant, les sommes mises de côté restent souvent modestes, en particulier chez les jeunes adultes. L’enquête met également en lumière un manque d’investissement chez une part significative de la population.
- Trois Irlandais sur quatre possèdent un compte d’épargne ou de dépôt en plus de leur compte courant.
- Plus d’un tiers des épargnants disposent de moins de 5 000 € sur leur compte.
- Moins de la moitié des adultes irlandais (44 %) détiennent un quelconque type d’investissement.
L’étude, réalisée pour la Fédération Bancaire et des Paiements d’Irlande (BPFI), confirme une tendance à l’épargne chez les adultes irlandais. Cependant, les montants varient considérablement en fonction de l’âge. Les 18-34 ans sont particulièrement susceptibles de détenir des sommes modestes : 45 % d’entre eux ont moins de 5 000 € d’économies. À l’inverse, les 55-64 ans et les plus de 65 ans sont plus nombreux à avoir épargné plus de 10 000 € (43 %).
L’enquête, menée auprès de 1 000 adultes par Amárach Research, révèle également que l’investissement reste limité. Les motivations principales pour épargner sont la prévoyance (“épargne pour les mauvais jours”, citée par 64 % des personnes interrogées), les dépenses à court terme (vacances pour 38 % des épargnants) et les projets importants comme l’apport pour un logement ou un mariage (34 %). Parmi les investisseurs, 39 % mettent de l’argent de côté pour faire face à des dépenses imprévues.
La planification à long terme, comme la retraite, est moins souvent citée. Seul un épargnant sur cinq (19 %) et un peu plus d’un tiers des investisseurs (35 %) épargnent spécifiquement en vue de leur retraite. 39 % des investisseurs cherchent à obtenir un rendement supérieur à celui offert par les comptes d’épargne traditionnels.
L’étude souligne également un manque de compréhension des frais et des performances des investissements. Un investisseur sur cinq (19 %) se dit incapable de comprendre les frais et taxes liés à ses placements, et une proportion similaire (20 %) ne suit pas de près l’évolution de ses investissements.
« La plupart des épargnants donnent la priorité aux besoins financiers à court et moyen terme, comme l’épargne en cas de mauvais temps ou les dépenses à court terme comme les vacances, plutôt qu’à la planification à long terme, comme la retraite ou les revenus futurs. »
Brian Hayes, Directeur Général de BPFI
Brian Hayes a toutefois souligné que les personnes plus âgées ont tendance à se concentrer davantage sur la sécurité financière à long terme, y compris la préparation de leur retraite et la transmission de leur patrimoine.
Avec plus de la moitié des personnes interrogées (56 %) ne détenant aucun investissement, la BPFI estime qu’il existe un potentiel important pour encourager davantage de personnes à investir. La Commission européenne a d’ailleurs proposé aux États membres, dont l’Irlande, d’étudier la création d’un nouveau type de compte d’épargne et d’investissement.
« Tout nouveau compte introduit doit être facile à comprendre et à ouvrir pour les consommateurs, bénéficier d’avantages fiscaux clairs et donner aux investisseurs la liberté d’investir aussi peu ou autant qu’ils le souhaitent et de retirer des fonds quand cela leur convient. »
Brian Hayes, Directeur Général de BPFI
La BPFI insiste sur la nécessité d’améliorer la compréhension des produits d’investissement et d’encourager les consommateurs à s’informer sur les coûts et les rendements potentiels, afin de choisir les solutions les plus adaptées à leurs besoins.
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