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Importations et exportations d’électricité suivies sur le graphique des interfaces externes

by Amélie Bernard

Publié le 17 décembre 2025 à 19h08. La Nouvelle-Angleterre importe une part significative de son électricité, mais les flux varient considérablement en temps réel. Un nouvel outil de visualisation développé par ISO New England permet de suivre ces échanges énergétiques avec précision.

  • Entre 2015 et 2024, la Nouvelle-Angleterre a importé en moyenne 16 % de l’électricité qu’elle a consommée.
  • Le graphique des interfaces externes, disponible sur les plateformes ISO Express et ISO à emporter, suit les importations et exportations d’électricité à intervalles de cinq minutes.
  • Les prix de l’énergie et les accords commerciaux entre producteurs et distributeurs déterminent la direction des flux électriques.

La Nouvelle-Angleterre n’est pas autosuffisante en matière d’électricité. Sur une base annuelle, environ 16 % de l’électricité consommée dans les six États de la région provient de sources extérieures. Cependant, cette situation est loin d’être statique. Chaque jour, l’électricité circule dans les deux sens à travers plusieurs lignes de liaison, avec des quantités fluctuantes en fonction de divers facteurs.

Pour rendre compte de cette complexité, ISO New England a développé un graphique des interfaces externes, intégré aux tableaux de bord de données ISO Express et à l’application mobile ISO à emporter. Ce graphique permet de visualiser en temps réel les flux d’électricité, avec des mises à jour toutes les cinq minutes.

Chaque interface externe est représentée par une couleur différente. Une valeur positive en mégawatts (MW) indique une importation d’électricité, tandis qu’une valeur négative signale une exportation. Une lecture de zéro MW indique que l’interface est inactive. Il est important de noter que plusieurs lignes de liaison peuvent être regroupées pour des raisons de planification et de tarification.

Par exemple, les deux lignes de liaison reliant le nord-est du Maine à la province canadienne du Nouveau-Brunswick sont combinées en une seule interface, nommée interface du Nouveau-Brunswick. De même, les neuf liaisons avec l’État de New York sont réparties entre trois interfaces : NYISO AC, NYISO NNC et NYISO CSC. Les trois autres interfaces correspondent aux lignes de raccordement vers le Québec : Phase 2, Highgate et la récemment ajoutée Connexion à l’énergie propre de la Nouvelle-Angleterre (NECEC).

La direction du flux d’électricité sur chaque interface dépend d’une combinaison d’accords commerciaux entre les producteurs et les distributeurs, ainsi que des dynamiques des marchés énergétiques compétitifs de la Nouvelle-Angleterre et de ses voisins. Un producteur situé en dehors de la Nouvelle-Angleterre peut choisir de vendre son électricité dans la région, tandis qu’un producteur local peut avoir un contrat pour exporter son énergie vers d’autres marchés.

Les acteurs du marché surveillent également les prix pour identifier des opportunités de profit. Si les prix de l’énergie sont plus élevés en Nouvelle-Angleterre que dans les régions avoisinantes, les producteurs extérieurs peuvent être incités à vendre leur électricité ici. Inversement, si les prix sont plus attractifs ailleurs, les producteurs locaux peuvent choisir d’exporter. Les prix sont influencés par l’offre et la demande : ils ont tendance à baisser lorsque la demande est faible ou l’offre abondante, et à augmenter lorsque la demande est forte ou l’offre limitée.

Les prix de l’énergie à chaque interface sont consultables sur la carte LMP d’ISO Express, ainsi que sur la Carte des prix de l’application ISO à emporter. Le volume total des importations et des exportations est quant à lui affiché sur le Graphique de la répartition des ressources d’ISO Express.

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