Le gouvernement ghanéen a accepté, le 30 juillet 2026, de porter le mandat présidentiel et parlementaire de quatre à cinq ans. Cette décision, annoncée par le ministre de la Justice, s’accompagne d’un abaissement de l’âge minimum pour être candidat à la présidence, désormais fixé à 35 ans au lieu de 40.
Le Ghana s’apprête à modifier en profondeur l’architecture de son pouvoir exécutif et législatif. Le ministre de la Justice et procureur général, Dr Dominic Ayine, a confirmé ce jeudi que l’exécutif adoptait plusieurs recommandations majeures issues des travaux du Comité de révision constitutionnelle (CRC). Au cœur de ce chantier : l’allongement de la durée des mandats et l’ouverture du scrutin présidentiel à une tranche d’âge plus jeune.
Le passage au quinquennat pour la présidence et le Parlement
L’une des mesures les plus significatives est l’extension du mandat du président et des membres du Parlement. Actuellement fixés à quatre ans, ces cycles électoraux passeront à cinq ans. Cette modification vise à aligner la gouvernance du pays sur un rythme permettant, selon les recommandations du CRC, une mise en œuvre plus stable des politiques publiques.
L’âge d’éligibilité présidentielle fixé à 35 ans
Le gouvernement a également tranché sur la question de l’âge minimum pour briguer la présidence. Si l’exécutif a accepté le principe de réduire le seuil actuel de 40 ans, il a rejeté la proposition spécifique du Comité de révision constitutionnelle qui suggérait de descendre jusqu’à 30 ans.
Le nouveau seuil sera fixé à 35 ans. Ce compromis permet d’abaisser la barrière à l’entrée pour les candidats plus jeunes tout en maintenant une limite supérieure à celle préconisée par le CRC. Cette décision modifie ainsi les critères de qualification pour les futures candidatures à la magistrature suprême du pays.
Réformes administratives et plafonnement des ministères
L’ensemble des réformes acceptées par le gouvernement ne se limite pas aux mandats et à l’âge.
Ces mesures résultent d’un processus initié l’année dernière par le président John Dramani Mahama, qui avait mis en place le comité chargé de réviser la Constitution de 1992.
L’adoption de ces recommandations marque une étape décisive dans la mise à jour du cadre juridique du Ghana. La mise en œuvre effective de ces changements dépendra désormais des procédures de modification constitutionnelle et du calendrier législatif pour transformer ces acceptations de principe en lois contraignantes.
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