Un accident de la route survenu le 1er septembre 2026 à Ondangwa, en Namibie, a entraîné la mort d’un piéton et a fait six blessés lorsqu’un bus est entré en collision avec des vendeurs de rue. Le drame met en lumière la dangerosité du commerce informel le long des axes routiers très fréquentés.
Les circonstances de la collision entre une berline et un bus
Le choc a poussé le chauffeur du bus à perdre le contrôle de son véhicule, qui a quitté la chaussée pour faucher des piétons et des marchands ambulants installés au bord de la route, selon les détails préliminaires de l’enquête.
Le drame s’est produit vers 16 h 30 sur l’axe principal reliant Onethindi à Ondangwa, juste en face de la succursale principale de Standard Bank à Oluno. Alors que la Polo Vivo circulait vers l’est sur la voie extérieure, sa tentative de rabattement a provoqué l’impact avec l’Iveco qui roulait dans la même direction, d’après les précisions rapportées par la police de la région d’Oshana.
Bilan humain et état de santé des victimes dans la région d’Oshana
Le piéton décédé sur les lieux a été identifié comme étant Ananias Kandali Mvula, âgé de 44 ans et originaire du village d’Okatale, dans le district d’Uukwiyu Uushona de la région d’Oshana. Le bus a également percuté une Toyota GD-6 blanche avant d’atteindre le piéton et quatre vendeurs assis le long de la route pour écouler leurs marchandises.
Six autres personnes ont été blessées dans cette collision. Rosalia Simon, Elizabeth Namtanga, Linda Nteka, Johanna Mumbandje et Hanna Amwele ont souffert de blessures modérées, tandis que Cecilia Kandenge a subi de graves traumatismes crâniens. Du côté des autorités, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation du conducteur de l’Iveco, placé en détention provisoire en raison de suspicions de conduite sous l’emprise de l’alcool. Un test d’alcootest a affiché un taux de 0,69 mg/l, dépassant la limite légale autorisée.
Le débat persistant sur les espaces de vente et la sécurité routière
Cette tragédie relance les interrogations sur la sécurité des commerçants ambulants qui exercent le long des voies de circulation très fréquentées à Ondangwa. Padelia Stefanus, une vendeuse interrogée sur place, a expliqué que les marchands continuent de s’installer au bord des routes en raison du manque de places suffisantes au marché ouvert local, connu sous le nom d’omatala, tout en cherchant à se rapprocher des grands commerces pour attirer les acheteurs.

Face à ces critiques, la municipalité rejette toute responsabilité concernant l’insuffisance des infrastructures commerciales.
Petrina Shitalangaho-Mutikisha, porte-parole du conseil municipal d’Ondangwa
La porte-parole a précisé que plusieurs marchés disposent d’emplacements vacants, citant notamment le marché d’Ondjondjo entièrement occupé, contre l’ABC Open Market et son extension qui offrent de nombreuses places libres, tout comme le New Open Market qui dispose encore de 34 espaces disponibles sur un total de 54. Elle a également rappelé que des agents de sécurité privés avaient été déployés par le passé pour dissuader l’installation en bord de route, une mesure que certains commerçants avaient qualifiée de harcèlement.
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