Publié le 07 janvier 2026 à 21h06. L’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro et l’intervention américaine ont mis en lumière le potentiel pétrolier du Venezuela, un pays aux réserves considérables mais dont la production a chuté ces dernières décennies. Washington mise sur des livraisons et des investissements pour réduire l’influence chinoise dans ce secteur stratégique.
- Le Venezuela détient les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, dépassant même l’Arabie saoudite.
- La production pétrolière vénézuélienne a considérablement diminué, ne représentant plus qu’environ 1 % de la production mondiale.
- La Chine est devenue le principal acheteur de pétrole vénézuélien, mais les volumes restent limités.
La situation au Venezuela est au centre de l’attention après les récents événements politiques. Le pays, autrefois un acteur majeur sur le marché pétrolier mondial, est aujourd’hui confronté à une production en baisse, due à une combinaison de sanctions internationales, de mauvaise gestion de la compagnie pétrolière publique PDVSA et de corruption. L’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez en 1999 a marqué un tournant avec la nationalisation progressive du secteur, entraînant le départ de nombreuses entreprises étrangères, dont ExxonMobil et ConocoPhillips, après l’expropriation de leurs actifs. Bien que certaines sociétés, comme Chevron, aient maintenu une présence via des coentreprises avec l’État, le secteur pétrolier vénézuélien est largement considéré comme sur-réglementé et peu attractif pour les investissements privés.
Dans les années 1970, le Venezuela produisait jusqu’à 3,5 millions de barils de pétrole par jour, représentant plus de 7 % de la production mondiale. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à environ 0,86 million de barils par jour en novembre dernier, selon l’Agence internationale de l’énergie. L’Arabie saoudite, en comparaison, a produit 9,93 millions de barils au cours du même mois. Cette baisse drastique de la production a eu un impact significatif sur la part du Venezuela dans le commerce mondial du pétrole.
Les États-Unis étaient autrefois le principal débouché pour le pétrole vénézuélien. Cependant, l’imposition de sanctions au cours de la dernière décennie a conduit à un réorientation vers la Chine. En 2023, le pétrole brut vénézuélien ne représentait qu’environ 4 % des importations chinoises de pétrole.
Mercredi, le président américain Donald Trump a annoncé la possibilité de livraisons de pétrole vénézuélien aux États-Unis, évoquant des volumes de 30 à 50 millions de barils (soit environ 4,75 à 7,92 milliards de litres) sur la plateforme Truth Social. Il a également déclaré son intention de superviser personnellement les revenus générés par ces ventes. Ce volume annoncé équivaut à un à deux mois de la production pétrolière totale actuelle du Venezuela.
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