Publié le 24 septembre 2024 à 17h35. Goldman Sachs prévoit deux baisses de taux d’intérêt par la Réserve fédérale d’ici la fin de l’année, tout en anticipant une croissance économique tirée par les gains de productivité et une consommation soutenue.
- Goldman Sachs anticipe deux réductions des taux d’intérêt de 25 points de base par la Réserve fédérale américaine, en juin et septembre.
- La croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) devrait être davantage alimentée par les gains de productivité, notamment grâce à l’intelligence artificielle, et moins par l’augmentation de la population active.
- La Maison Blanche devrait éviter de nouvelles hausses tarifaires significatives en raison de l’importance du coût de la vie dans le contexte des élections de mi-mandat.
Les perspectives économiques américaines restent incertaines, mais Goldman Sachs table sur une trajectoire de croissance modérée. Selon les prévisions de la banque d’investissement, le PIB américain devrait croître de 2,5 % au quatrième trimestre de 2026 (soit 2,8 % en rythme annualisé). L’inflation sous-jacente de l’Indice des Dépenses de Consommation Personnelle (IPC) devrait atteindre 2,1 % en rythme annualisé en décembre, tandis que l’IPC sous-jacent ralentirait à 2 %.
David Mericle, économiste en chef de Goldman Sachs aux États-Unis, souligne un changement dans les moteurs de la croissance économique.
« La composition de la croissance du PIB sera différente de celle du dernier cycle économique dans les années à venir. »
David Mericle, économiste en chef chez Goldman Sachs aux États-Unis
Il explique que cette évolution sera marquée par une contribution plus importante de la croissance de la productivité, stimulée par l’essor de l’intelligence artificielle, et une contribution moindre de l’offre de main-d’œuvre, en raison d’un ralentissement de l’immigration.
Concernant le marché du travail, le scénario de base prévoit un taux de chômage stable à 4,5 %. Cependant, un risque de période de croissance sans création d’emplois est identifié, les entreprises cherchant à réduire leurs coûts de main-d’œuvre grâce à l’automatisation et à l’intelligence artificielle.
Sur le front commercial, Goldman Sachs estime que la Maison Blanche sera prudente en matière de tarifs douaniers. Les prochaines élections de mi-mandat placent le coût de la vie au centre des préoccupations politiques, ce qui incitera l’administration à éviter toute mesure susceptible d’aggraver la situation.
La consommation devrait bénéficier des réductions d’impôts et de la hausse des salaires réels. L’investissement des entreprises devrait quant à lui devenir la composante la plus importante du PIB en 2026, soutenu par des conditions financières plus favorables, une diminution de l’incertitude politique et des incitations fiscales, selon M. Mericle.