L’attaquante d’Arsenal et de l’équipe d’Angleterre, Alessia Russo, se sent plus affûtée que jamais, forte de ses récentes victoires et d’une confiance grandissante dans son rôle de numéro neuf. Elle revient sur son évolution, la conquête de l’Euro 2025 et le triomphe en Ligue des Champions, tout en rendant hommage à son modèle, Kelly Smith.
Russo insiste sur l’importance du plaisir dans la performance : « Je joue mon meilleur football quand je prends du plaisir et que je sais que je m’entraîne dur et que je fais le travail nécessaire. C’est quelque chose que je peux toujours contrôler. » Elle souligne également la complexité du poste d’attaquante de pointe, nécessitant une attention particulière aux détails et une capacité d’apprentissage constante. « Il y a tellement d’aspects différents à un poste de numéro neuf, c’est très précis et il y a beaucoup de petites choses qui font la différence. Je suis toujours en train d’apprendre. Nous avons d’excellents entraîneurs à Arsenal et de grands joueurs dont je peux m’inspirer. »
L’Euro 2025, remporté par l’Angleterre, reste gravé dans sa mémoire comme une épreuve intense. « Tout le tournoi a été un véritable montagnes russes, avec des hauts et des bas. Cela a été émotionnellement très difficile et physiquement épuisant », confie-t-elle. Russo se souvient notamment des difficultés rencontrées après le quart de finale contre la Suède : « Je me souviens qu’après le match contre la Suède, beaucoup d’entre nous étaient vraiment meurtris et courbaturés. C’était tellement intense. Mais il faut se relever rapidement, car tout va très vite. » Elle attribue le succès de l’équipe à sa détermination et à sa résilience : « Je pense que la façon dont nous avons gagné tout au long du tournoi a été basée sur le courage et la résilience. Nous savions que nous avions l’équipe et que nous avions ce qu’il fallait. » Russo n’hésite pas à reconnaître que parfois, il faut savoir « gagner un peu en triche », face aux meilleures équipes et joueuses du monde.
La finale de la Ligue des Champions, où Arsenal a triomphé de Barcelone, a été marquée par un sentiment de calme et de confiance. « Le sentiment dominant que je retiens de cette journée, c’est un calme total, comme si nous savions que nous avions fait le travail, que nous avions ce qu’il fallait et que nous croyions en notre plan de jeu et en ce que nous voulions faire », explique-t-elle. Russo souligne la nécessité de s’adapter à un adversaire aussi talentueux que Barcelone, en acceptant de ne pas avoir la possession du ballon : « Évidemment, en jouant contre une équipe comme Barcelone, il faut être à l’aise avec l’idée de ne pas avoir le ballon, car elles sont très talentueuses et ne le perdent pas souvent. » Elle insiste sur l’importance du travail collectif, tant dans la phase de pressing que dans le travail défensif : « En tant que joueuses, nous étions vraiment concentrées sur notre tâche, que ce soit en pressant ou en défense. Cela a demandé beaucoup de course et de travail défensif, mais c’est finalement ce qui nous a permis de gagner. Je pense qu’il faut aussi savoir gagner des matchs comme ça. »
Enfin, Russo évoque son admiration pour Kelly Smith, légende d’Arsenal et de l’Angleterre : « J’ai eu le plaisir de la voir jouer plusieurs fois avec mon père. La voir jouer pour l’Angleterre était incroyable. J’aurais aimé qu’elle puisse jouer plus longtemps et qu’elle soit encore sur les terrains aujourd’hui, mais elle a été l’une des meilleures joueuses de tous les temps. » Elle est convaincue que tous ceux qui ont joué avec Kelly Smith partagent le même sentiment : « Je n’ai jamais eu le plaisir de jouer avec elle, mais la regarder était quelque chose que j’adorais. »
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