Home MondeCarlo Vince Again: après Trump (sur Kiev), il a convaincu l’Australie de “abandonner” la République

Carlo Vince Again: après Trump (sur Kiev), il a convaincu l’Australie de “abandonner” la République

by Clara Dubois

Le roi Charles III s’affirme comme un atout diplomatique majeur pour le Royaume-Uni. Son influence discrète, mais efficace, a récemment conduit l’Australie à renoncer à un référendum sur l’abolition de la monarchie et semble avoir joué un rôle clé dans l’évolution de la position de Donald Trump sur le soutien à l’Ukraine.

Anthony Albanese, le Premier ministre australien, a annoncé qu’il ne soumettrait pas à un vote populaire la question de transformer l’Australie en république. Bien qu’il soit un républicain convaincu, ayant par le passé exprimé le besoin d’un chef d’État australien, un simple “déjeuner magnifique” avec le souverain britannique à Balmoral a suffi à le faire changer d’avis. « Leur Majesté, lors de sa récente visite en Australie, a été très bien accueillie », a déclaré Albanese, soulignant l’intérêt du roi et de la reine Camilla pour le Commonwealth et leur respect au sein de la population. Les sondages indiquent d’ailleurs que 57 % des Australiens souhaitent conserver la monarchie, un résultat similaire à celui du référendum de 1999 où l’option républicaine avait été rejetée par 55 % des électeurs.

Ce revirement australien intervient après un sommet entre Albanese et le roi Charles III, un déplacement qui rappelle les visites de Premiers ministres australiens à Balmoral dans les années 1990 pour informer la reine Elizabeth II de leur intention d’organiser un référendum sur la monarchie. Cette fois, le pèlerinage royal a eu l’effet inverse.

Par ailleurs, des sources britanniques rapportent que les entretiens entre Charles III et Donald Trump, il y a deux semaines, ont été déterminants dans le changement d’attitude de l’ancien président américain vis-à-vis de l’Ukraine. Trump a publiquement exprimé sa « déception » envers Vladimir Poutine et a affirmé que l’Ukraine pouvait récupérer tous les territoires perdus, peu de temps après sa rencontre avec le roi. Charles III, fervent défenseur de Kiev, aurait soulevé la question ukrainienne lors de discussions privées avec Trump et l’aurait abordée de manière explicite dans un discours prononcé lors d’un banquet d’État au château de Windsor, employant un langage politique fort.

La monarchie britannique a toujours été utilisée comme un outil diplomatique, mais sous Charles III, cette influence semble prendre une dimension plus politique et décisive. Alors que la reine Elizabeth II exerçait un “soft power” plus général, son successeur intervient de manière plus directe sur les questions internationales les plus urgentes. L’intérêt prononcé du roi pour la politique, autrefois source d’inquiétude, est désormais mis au service de causes internationales avec un succès notable.

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