Publié le 13 novembre 2025 01:01:00. Un objet interstellaire, baptisé 3I/ATLAS, suscite l’étonnement des astronomes en raison de son comportement atypique : une perte de masse inhabituelle et des jets de gaz inexplicables pourraient indiquer une désintégration spectaculaire ou, plus étonnant encore, la présence d’une technologie artificielle.
- L’objet 3I/ATLAS présente une perte de masse excessive et des jets de gaz sortant dans des directions opposées.
- L’astrophysicien Avi Loeb suggère que l’objet pourrait avoir explosé en plusieurs fragments, ou qu’il pourrait être propulsé par une technologie inconnue.
- Les observations à venir en novembre et décembre 2025 seront cruciales pour déterminer la nature de cet énigmatique visiteur interstellaire.
Découvert il y a un peu plus d’un an, 3I/ATLAS a rapidement attiré l’attention des astronomes en raison de son comportement singulier. Loin de suivre la trajectoire attendue pour une comète classique, cet objet a manifesté des variations de luminosité et une perte de matière qui défient les explications conventionnelles.
Selon l’astrophysicien Avi Loeb, des images capturées le 9 novembre 2029 révèlent des flux de gaz et de poussières émanant de 3I/ATLAS dans des directions opposées, l’un vers le Soleil et l’autre s’éloignant de notre étoile. Cette configuration inhabituelle suggère que l’objet pourrait avoir subi une explosion interne ou une fracture complète sous l’effet du rayonnement solaire intense lors de son passage au plus près du Soleil, un point de son orbite appelé périhélie.
« Cela signifierait que 3I/ATLAS a explosé au périhélie et que nous assistons au spectacle qui en résulte. En d’autres termes, l’image la plus récente implique que 3I/ATLAS a été décimé par la chaleur du Soleil s’il s’agit d’une comète naturelle. »
Avi Loeb, astrophysicien
Loeb estime que si l’objet s’est effectivement désintégré, il aurait pu se fragmenter en une douzaine de morceaux, créant une structure comparable à celle de la comète Shoemaker-Levy 9, qui s’était brisée avant de s’écraser sur Jupiter en 1994.
Cependant, l’hypothèse d’une désintégration naturelle n’est pas la seule envisagée. Loeb n’exclut pas la possibilité que les jets observés ne soient pas dus à la sublimation de gaz sous l’effet de la chaleur solaire, mais à une forme de propulsion artificielle. Il souligne que les comètes naturelles éjectent de la matière à des vitesses d’environ 0,4 kilomètre par seconde (environ 1 440 km/h), tandis qu’un système de propulsion fabriqué pourrait atteindre des vitesses dix à cent fois supérieures.
Cette différence de vitesse impliquerait que les jets de 3I/ATLAS ne nécessiteraient pas une perte de masse importante, mais une efficacité énergétique comparable à celle des moteurs ioniques, voire supérieure.
Les prochaines observations, prévues en novembre et décembre 2025, seront déterminantes. Si un important nuage de gaz est détecté autour de l’objet, l’explication naturelle gagnera en crédibilité. En revanche, si aucune trace d’évaporation cométaire n’est observée, les scientifiques devront reconsidérer leurs hypothèses sur ce mystérieux visiteur interstellaire. Plus d’informations sur les prévisions d’Avi Loeb.
L’évolution inattendue de la luminosité de 3I/ATLAS continue d’alimenter les interrogations des scientifiques.
