Home Nouvelles“Ce n’étaient pas des anarchocapitalistes, il semble qu’ils soient des narcocapitalistes” | Message de Cristina dans la plénière “First La Patria”

“Ce n’étaient pas des anarchocapitalistes, il semble qu’ils soient des narcocapitalistes” | Message de Cristina dans la plénière “First La Patria”

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2024-05-02 10:32:00. L’ancienne présidente argentine Cristina Fernández de Kirchner a lancé de vives accusations lors d’une réunion du parti “D’abord la Patrie”, pointant du doigt des liens présumés entre des candidats de l’opposition et des réseaux de trafic de drogue, tout en critiquant la politique économique actuelle et le pouvoir judiciaire.

  • Cristina Fernández de Kirchner a accusé José Luis Espert d’être lié à un homme d’affaires impliqué dans le trafic de drogue.
  • Elle a critiqué la Cour suprême pour sa lenteur à traiter des dossiers sensibles, contrastant avec la rapidité de sa propre proscription.
  • L’ancienne présidente a dénoncé la dette contractée par le gouvernement actuel auprès du Trésor américain.

Lors d’une plénière fédérale de “D’abord la Patrie” (Primero la Patria), qui s’est tenue à l’Umet en présence de cadres et de candidats de tout le pays, Cristina Fernández de Kirchner, actuelle présidente du Parti Justicialiste (PJ), a prononcé un discours particulièrement virulent. Elle a rapidement quitté un ton initialement militant pour exprimer des griefs profonds.

L’ancienne présidente a notamment ciblé José Luis Espert, un candidat à la députation, en l’associant à des allégations de financement illicite et de liens avec le trafic de drogue. Elle a affirmé que le premier candidat de La Libertad Avance, dans la province de Buenos Aires, a été qualifié de “Le profe” par Milei, et qu’il est impliqué, selon elle, dans des activités criminelles. Elle a évoqué le cas de “Narco Fred Machado”, actuellement assigné à résidence dans la province de Río Negro, et a suggéré qu’il avait financé la campagne d’Espert en 2019.

« Ils n’étaient pas des anarchocapitalistes, il semble qu’ils soient des narcocapitalistes. »

Cristina Fernández de Kirchner, Présidente du PJ

L’ancienne présidente a également souligné un contraste frappant entre la sévérité avec laquelle sont traités les militants péronistes et l’impunité dont jouiraient, selon elle, les figures de l’opposition libérale. Elle a fait référence à l’arrestation de deux militants qui ont été détenus à Ezeiza pour avoir commis des actes de vandalisme contre la propriété d’Espert, tout en soulignant que ce dernier a ensuite été autorisé à présider la Commission du budget des députés.

La Cour suprême a également été vivement critiquée. Cristina Fernández de Kirchner l’a accusée de privilégier des considérations politiques aux impératifs judiciaires. Elle a dénoncé la lenteur de la procédure d’extradition de “Narco Fred Machado” – qui aurait duré trois ans et quatre mois – tout en soulignant la rapidité avec laquelle sa propre proscription a été confirmée, en seulement 70 jours.

« L’extradition du Narco Fred Machado a été rédigée pendant trois ans et quatre mois, même sans résoudre, tandis que ma proscription a été confirmée en seulement 70 jours. »

Cristina Fernández de Kirchner, Présidente du PJ

Elle a interrogé son auditoire avec des questions rhétoriques, se demandant si un tel traitement aurait été réservé à un candidat péroniste ou kirchnériste. Elle a rappelé des sanctions rapides et sévères infligées à des dirigeants justicialistes, contrastant avec l’absence de conséquences pour les personnalités de l’opposition libérale.

Au-delà des questions judiciaires, l’ancienne présidente a également abordé la politique économique du gouvernement actuel de Javier Milei, dénonçant notamment la dette directe contractée auprès du Trésor américain. Elle a critiqué la mise en scène de Milei présentant un tweet de Donald Trump comme une preuve de son succès économique.

« L’image pathétique de Milei présentant le tweet de Trump dans une carte. »

Cristina Fernández de Kirchner, Présidente du PJ

Elle a mis en garde contre les risques de récession, de destruction des capacités productives et de fuite des capitaux, appelant le militantisme à ne pas céder au découragement. Elle a conclu son discours en citant Jaupetche, affirmant que le problème ne réside pas dans le collier, mais dans le fait de cesser d’être un chien.

La plénière de “D’abord la Patrie”, qui a rassemblé des candidats et des dirigeants tels que Teresa García, Nicolás Trotta, Juan Manuel Urtubey et Sergio Uñac, a servi de tribune à cette intervention. Cristina Fernández de Kirchner a souligné la nécessité d’un processus d’organisation politique à l’échelle nationale et d’une construction collective pour redonner de l’espoir aux 47 millions d’Argentins.

« Les mains pour travailler, à l’armée, à travailler et à organiser, avec une tête, avec cœur et courage », a-t-elle conclu, laissant un message qui combine plainte, autocritique et appel à l’action.

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