Publié le 29 novembre 2025 18h34. La comète 3I/ATLAS, découverte en juillet dernier, a récemment subi une transformation spectaculaire qui déconcerte les astronomes. Après avoir présenté une structure atypique avec une « anti-queue », elle a développé une queue conventionnelle, tout en affichant des caractéristiques chimiques et physiques inhabituelles.
- La comète 3I/ATLAS a radicalement changé de structure en novembre 2025, passant d’une « anti-queue » à une queue classique.
- Des analyses spectrographiques ont révélé la présence de dioxyde de carbone, d’eau, de traces de cyanure et d’un alliage de nickel dans la composition de la comète.
- La NASA a confirmé que la comète ne représente aucune menace pour la Terre, son approche la plus proche étant estimée à 270 millions de kilomètres.
Les astronomes de la NASA ont observé un changement structurel majeur dans la comète 3I/ATLAS après son passage au périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil. Ce phénomène, qui a attiré l’attention de la communauté scientifique, diffère des comportements habituels observés chez les comètes du système solaire.
Initialement, les observations avaient révélé une particularité intrigante : une émission de particules s’éloignant du Soleil, une configuration inverse de la queue classique des comètes, généralement repoussée par le vent solaire. Cette « anti-queue » a suscité des interrogations sur les mécanismes à l’œuvre.
Des analyses spectrographiques, relayées par l’agence de presse DW, ont mis en évidence une composition surprenante de cette structure atypique. Outre le dioxyde de carbone et l’eau, les scientifiques ont détecté des traces de cyanure et, plus étonnant encore, un alliage de nickel comparable à ceux produits par l’activité industrielle humaine. La présence de ces éléments, combinée de manière inhabituelle, complexifie l’étude de l’origine de la comète.
Le 5 novembre 2025, une nouvelle transformation a été observée. L’anti-queue a disparu, remplacée par une queue conventionnelle s’étendant sur plus de 56 000 kilomètres. Cette évolution coïncide avec une perte de masse estimée à 13 % après le passage au périhélie, ainsi qu’une accélération anormale, ne correspondant pas aux modèles de dégazage habituels.
Les télescopes spatiaux Hubble et James Webb ont fourni des données complémentaires. La couleur de la comète a viré au bleu, sa lumière réfléchie présente un niveau de polarisation extrême, et son noyau affiche des variations d’activité soudaines, incompatibles avec les processus de sublimation de glace connus.
L’altération chromatique de 3I/ATLAS est attribuée à la présence de monoxyde de carbone ionisé, qui expliquerait sa réaction au rayonnement solaire. Cependant, cette explication ne suffit pas à rendre compte de tous les comportements orbitaux observés. Les scientifiques se demandent si ces caractéristiques sont indicatives d’une formation dans un autre système stellaire ou résultent d’interactions inconnues lors de son voyage interstellaire.
Malgré ces anomalies, la NASA a rassuré le public quant à la trajectoire de la comète. Les calculs précis effectués par les laboratoires de propulsion et de dynamique orbitale indiquent qu’elle passera à une distance minimale de 270 millions de kilomètres de la Terre, ne présentant aucun risque pour la planète. L’agence spatiale a même utilisé son compte Instagram pour souligner qu’il s’agit d’une opportunité scientifique unique, et non d’une menace.
Des astronomes amateurs du monde entier, comme l’Italien Gianluca Masi, ont partagé des photographies du phénomène, capturées avec des télescopes conventionnels, témoignant de la visibilité de la comète.
Pour en savoir plus sur les fausses informations circulant sur la comète 3I/ATLAS, consultez cet article de Primera Hora. Vous pouvez également consulter cet autre article concernant les variations de luminosité de la comète. Enfin, cet article relate les affirmations d’un astrophysicien de Harvard concernant une possible dissimulation d’informations par la NASA.
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