Publié le 2024-02-29 14:35:00. Cuba fait face à une recrudescence de maladies transmises par les moustiques, notamment la dengue et le chikungunya, avec un nombre croissant de cas et de décès, particulièrement chez les jeunes.
- Douze décès ont été attribués au chikungunya et 21 à la dengue, dont au moins 21 victimes de moins de 18 ans.
- Plus de 5 700 nouveaux cas de chikungunya ont été signalés récemment, mais les autorités craignent que le nombre réel soit plus élevé en raison du manque de signalement des patients.
- Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique pour ces maladies, la prise en charge se limitant à la gestion des symptômes.
La vice-ministre cubaine de la Santé, Carilda Pena, a confirmé la circulation de maladies transmises par les moustiques sur l’île. Selon ses déclarations, le chikungunya et la dengue sont particulièrement préoccupants.
Le chikungunya, transmis par le moustique Aedes (le même vecteur que la dengue et le Zika), provoque de fortes douleurs articulaires, des éruptions cutanées et des maux de tête sévères. Bien que rarement mortel, il peut entraîner une invalidité à long terme. Il n’existe pas de traitement spécifique pour cette maladie virale, la prise en charge se concentrant sur le soulagement des symptômes.
La dengue, infection virale également transmise par les moustiques, est plus fréquente dans les régions tropicales et subtropicales. La plupart des personnes infectées ne présentent aucun symptôme, mais lorsque des symptômes apparaissent, ils incluent une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, des nausées et des éruptions cutanées. Dans certains cas, la dengue peut évoluer vers des formes plus graves, voire mortelles. Comme pour le chikungunya, il n’existe pas de traitement spécifique, la prise en charge se limitant à la gestion de la douleur et à la surveillance des complications potentielles.
Les autorités cubaines ont signalé 5 717 nouveaux cas de chikungunya la semaine dernière. Elles soulignent également que le nombre réel de cas pourrait être bien plus élevé, car de nombreux patients ne consultent pas de médecin ou ne signalent pas leur maladie.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a tiré la sonnette d’alarme en juillet dernier, signalant la propagation de nouvelles épidémies de chikungunya liées à la région de l’océan Indien vers l’Europe et l’Amérique. L’OMS a appelé à une action urgente pour prévenir une résurgence de l’épidémie mondiale de chikungunya qui avait sévi il y a vingt ans.
