Les actions versant des dividendes attirent de plus en plus les investisseurs à la recherche de revenus stables, surtout dans un contexte économique incertain. Mais que se passe-t-il lorsque ces entreprises rencontrent des difficultés et doivent réduire leurs distributions ? La diversification apparaît comme la meilleure stratégie pour se prémunir contre ce risque, et les fonds négociés en bourse (FNB) spécialisés offrent un accès facile à un portefeuille diversifié d’actions à dividendes.
Choisir le bon FNB n’est cependant pas si simple. Chaque fonds a ses propres critères de sélection et son niveau de concentration. Voici une analyse approfondie de trois FNB à dividendes qui méritent l’attention des investisseurs.
Un historique de versements constants avec DVY
Avec plus de 22 ans d’existence, ce FNB suit un indice d’actions de valeur multi-capitalisations versant des dividendes. Pour être intégré au portefeuille, une entreprise doit justifier d’au moins cinq années de distributions régulières. La sélection se base également sur des indicateurs tels que le rendement du dividende et le taux de croissance du dividende par action.
Le résultat est un ensemble d’environ 100 actions, offrant une diversification assez large et un historique de versements de dividendes solide. DVY n’est pas excessivement concentré, répartissant relativement uniformément ses actifs, bien que les 10 premières positions représentent près de 20 % du portefeuille. Le secteur des services publics domine, avec plus de 26 % des avoirs, ce qui est logique compte tenu de l’attrait de ce secteur pour les investisseurs en dividendes. Les valeurs financières représentent également environ un quart du fonds, complétées par des entreprises des secteurs de la consommation de base et discrétionnaire, des matériaux et autres.
Avec un portefeuille plus restreint que certains autres FNB de dividendes, DVY peut particulièrement intéresser les investisseurs privilégiant une concentration sur des entreprises de haute qualité ayant fait leurs preuves. Son ratio de frais de 0,38 % le positionne légèrement au-dessus de certaines alternatives.
SDY : une exigence stricte pour une sélection rigoureuse
Là où DVY exige un historique de dividendes d’au moins cinq ans, le SPDR S&P Dividend ETF (SDY) impose une augmentation continue des dividendes sur au moins 20 ans. Cette exigence vise à sélectionner des entreprises offrant à la fois une croissance du capital et des revenus de dividendes. Cette approche rigoureuse conduit SDY à investir dans des sociétés bien établies, bien que celles-ci soient souvent concentrées dans des secteurs tels que l’industrie, la consommation de base et les services publics.
Le portefeuille de SDY, composé d’environ 150 positions, est deux fois plus important que celui de DVY. La répartition des actifs est relativement équilibrée, les 10 principaux titres représentant 19 % des actifs. Les critères stricts de SDY et son système de classement, privilégiant le rendement des dividendes, favorisent les actions à grande capitalisation, qui représentent plus de 83 % du portefeuille. Les frais annuels de 0,35 % sont comparables à ceux de DVY.
SCHD : un fonds important, liquide et peu coûteux, mais concentré
Avec plus de 70 milliards de dollars d’actifs sous gestion, ce fonds de dividendes est l’un des plus importants et des plus populaires du marché. Son volume moyen de transactions mensuel, proche de 18 millions d’actions, en fait également l’un des plus liquides. Son faible coût, avec des dépenses annuelles de seulement 0,06 %, le rapproche des FNB les moins chers disponibles, ce qui explique en partie sa popularité.
Outre leur historique de dividendes, les actions incluses dans le portefeuille de SCHD sont sélectionnées en fonction de leur solidité financière globale. Le résultat est un portefeuille d’environ 100 entreprises, principalement issues des secteurs de l’énergie, de la consommation de base et de la santé. Cependant, les investisseurs doivent noter que SCHD est plus concentré que DVY ou SDY : les 10 premières positions représentent plus de 41 % des actifs, ce qui pourrait augmenter le risque en cas de volatilité ou de problèmes de dividendes pour l’une de ces entreprises.
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