Home SantéCœur « bombe à retardement » – Les parents peuvent protéger leur enfant avec ces 3 conseils

Cœur « bombe à retardement » – Les parents peuvent protéger leur enfant avec ces 3 conseils

by Sophie Martin

Publié le 7 décembre 2023. Les maladies cardiovasculaires, première cause de décès, touchent de plus en plus jeunes, avec des facteurs de risque qui s’installent dès l’enfance. Une cardiologue alerte sur l’urgence d’adopter des habitudes de vie saines dès le plus jeune âge.

  • Deux pour cent des enfants allemands souffrent désormais d’hypertension artérielle, avec des conséquences potentiellement graves.
  • L’obésité, le manque d’exercice et une mauvaise alimentation sont des facteurs de risque qui agissent comme des “bombes à retardement”.
  • Les parents jouent un rôle crucial dans la prévention en adoptant eux-mêmes un mode de vie sain et en sensibilisant leurs enfants.

Les maladies cardiovasculaires restent le principal fléau de santé publique, mais une tendance inquiétante se dessine : une augmentation des cas chez les jeunes. Selon la Fondation allemande du cœur, 2 % des enfants allemands sont aujourd’hui touchés par l’hypertension artérielle, une condition qui peut avoir des conséquences désastreuses sur leur santé future.

La cardiologue Prof. Christiane Tiefenbacher, médecin-chef de l’hôpital Marien de Wesel et membre du conseil d’administration de la Fondation allemande du cœur, met en garde :

« Les facteurs de risque agissent souvent comme des bombes à retardement qui n’explosent que des années ou des décennies plus tard. »

Prof. Christiane Tiefenbacher, cardiologue

Elle souligne que le manque d’activité physique, une alimentation déséquilibrée et le stress sont autant d’éléments qui peuvent compromettre la santé cardiaque, même chez les enfants.

Dans le cadre de la série santé « Herz-Doc » du quotidien FUNKE, la Prof. Tiefenbacher explique les facteurs de risque souvent méconnus et les mesures que les parents peuvent prendre pour protéger leurs enfants. Elle insiste sur le fait que les problèmes cardiaques futurs trouvent souvent leur origine dans l’enfance :

« Dans de nombreux cas, les problèmes cardiaques ultérieurs se trouvent à l’origine dès l’enfance. Il y a tellement de choses à faire pour aider les jeunes dans leur vie. Il faut sensibiliser à la santé – et cela commence à la maison, mais aussi à l’école. »

Prof. Christiane Tiefenbacher, cardiologue

L’obésité est particulièrement préoccupante. Des études montrent que les enfants en surpoids sont non seulement plus susceptibles de souffrir d’hypertension artérielle, mais présentent également un risque accru de développer un diabète de type 2 et un durcissement précoce des artères. La Prof. Tiefenbacher observe dans sa pratique la difficulté pour les adultes de changer les habitudes acquises pendant l’enfance, d’où l’importance d’une prévention précoce.

Un cas particulier a particulièrement marqué la Prof. Tiefenbacher : celui d’un jeune homme diabétique, amputé d’une jambe et souffrant de graves problèmes cardiaques liés à des obstructions artérielles. Malgré les conseils médicaux, il refusait obstinément de renoncer aux boissons gazeuses, estimant qu’elles étaient trop bonnes pour s’en priver. Ce cas illustre, selon la cardiologue, l’urgence d’établir des habitudes saines dès le plus jeune âge.

Les parents ont un rôle central à jouer. Ils doivent donner l’exemple en adoptant une alimentation équilibrée et en pratiquant une activité physique régulière. La Prof. Tiefenbacher recommande :

  • Privilégier les fruits et légumes frais et limiter la consommation de plats préparés.
  • Réduire la consommation de sucre et de snacks salés.
  • Remplacer les boissons gazeuses sucrées par de l’ eau et les thés non sucrés.

L’activité physique doit également être encouragée, non pas nécessairement par le biais d’un club de sport, mais par des activités familiales telles que la marche, les jeux en plein air ou la danse. Il est également important de limiter le temps passé devant les écrans, car les réseaux sociaux peuvent contribuer à la sédentarité.

Enfin, la santé mentale des enfants ne doit pas être négligée. Le stress peut avoir un impact négatif sur le cœur, en particulier chez les jeunes. Des conversations régulières, des exercices de relaxation et une gestion du stress sont essentiels. La Prof. Tiefenbacher souligne également l’importance de lutter contre le harcèlement scolaire, qui peut être une source de stress importante.

La prévention des maladies cardiaques est une responsabilité collective. Il serait judicieux d’intégrer l’éducation à la santé cardiaque dans les programmes scolaires, afin de sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge à l’importance d’une alimentation saine, de l’activité physique et de la gestion du stress. Des pays comme la Finlande ont déjà démontré l’efficacité de cette approche.

Selon la Prof. Tiefenbacher, investir dans la prévention est un choix judicieux qui pourrait permettre de réduire considérablement les coûts de santé à long terme.

« Si nous apprenons dès le début aux enfants à prendre soin de leur cœur et de leur corps, ces mesures porteront leurs fruits plus tard dans les statistiques sanitaires. Ce serait un investissement dans l’avenir qui pourrait permettre d’économiser des milliards en coûts de santé. »

Prof. Christiane Tiefenbacher, cardiologue

Vous avez une question sur les maladies cardiovasculaires ? Notre doc cœur se fera un plaisir de répondre ! Envoyez-nous simplement votre question par email herzdocs(at)funkemedien.de. Les soumissions sont d’abord examinées, triées et, si nécessaire, envoyées au cardiologue Prof. Dr. med. Christiane Tiefenbacher a transmis et publié de manière anonyme.

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