Plus de 15 millions de dollars en contrats de partenariat commercial avec des athlètes universitaires ont été rejetés par la Commission des sports universitaires (CSU) depuis l’été dernier, révélant des inquiétudes croissantes quant à la conformité des accords de « name, image and likeness » (NIL) – droit à l’image – dans le sport universitaire américain.
Selon les dernières statistiques publiées lundi par la CSU, 524 contrats d’une valeur totale de 14,94 millions de dollars (environ 13,8 millions d’euros) n’ont pas été approuvés, soit plus de 10 % de la valeur totale des 17 321 contrats examinés, pour un montant total de 127,21 millions de dollars (environ 117,6 millions d’euros). Ces données sont arrêtées au 1er janvier 2026.
La CSU a également adressé la semaine dernière un rappel aux directeurs sportifs des universités, exprimant de « sérieuses préoccupations » concernant des contrats proposés aux athlètes avant d’avoir été validés par sa plateforme NIL Go. La commission est chargée d’évaluer tous les accords supérieurs à 600 dollars (environ 550 euros) proposés par des entreprises tierces, souvent liées aux établissements de recrutement des joueurs.
« Sans préjuger de la situation de chaque accord, la CSU s’inquiète vivement de certaines conditions contractuelles envisagées et des conséquences de ces accords pour les parties concernées », indique le mémo diffusé vendredi soir.
Les principales raisons du rejet de ces contrats sont un manque de justification commerciale valable, l’absence d’activation directe des droits à l’image des joueurs – certains accords visant à les « stocker » pour une utilisation ultérieure – et des rémunérations jugées disproportionnées par rapport à celles perçues par des athlètes dans des situations similaires.
La CSU a mis en garde les directeurs sportifs contre les risques liés à la signature de contrats non validés, soulignant que cela expose les joueurs à des accords susceptibles d’être rejetés, à des promesses non tenues et à une potentielle perte de leur éligibilité sportive.
Par ailleurs, la CSU a précisé que 10 contrats faisaient l’objet d’une procédure d’arbitrage au 31 décembre 2025, dont huit ont depuis été retirés, suite à la résolution d’un problème administratif dans un établissement non nommé.
Le rapport souligne également que 52 % des accords soumis à NIL Go ont été résolus dans les 24 heures suivant leur soumission, et 73 % dans les sept jours suivant la réception de toutes les informations requises. Enfin, plus de la moitié (56 %) des 10 848 athlètes ayant au moins un accord validé évoluent dans les disciplines du football américain et du basketball masculin.