Home Santéconfirment que s’entraîner 150 minutes par semaine inverse cette condition qui touche dans certains endroits 1 personne sur 2

confirment que s’entraîner 150 minutes par semaine inverse cette condition qui touche dans certains endroits 1 personne sur 2

by Sophie Martin

Publié le 27 octobre 2025 à 11h30. Une étude récente démontre qu’une activité physique régulière d’intensité modérée peut significativement réduire le risque de progression du prédiabète vers un diabète de type 2, offrant ainsi une approche simple et efficace pour améliorer la santé métabolique.

  • Près d’un quart à la moitié de la population adulte pourrait être concernée par le prédiabète.
  • Au moins 150 minutes d’exercice modéré par semaine suffisent à freiner la progression vers le diabète de type 2.
  • Une étude menée à Cali, en Colombie, a révélé une réduction de 58 % du diagnostic de prédiabète grâce à l’activité physique.

La glycémie, ou taux de sucre dans le sang, est un indicateur clé de l’état de santé général. On distingue trois grandes catégories : les personnes ayant une glycémie normale, celles atteintes de diabète de type 2 – une maladie qui figure parmi les huit principales causes de décès dans le monde et qui nécessite une adaptation du mode de vie – et, enfin, un nombre important de personnes en situation de prédiabète.

Qu’est-ce que le prédiabète ?

Le prédiabète représente une étape intermédiaire où les niveaux de glucose sont supérieurs aux recommandations, mais sans atteindre la gravité d’un diagnostic de diabète. Pourtant, selon diverses études, jusqu’à 70 % des personnes atteintes de prédiabète finiront par développer un diabète de type 2. Les médecins et les chercheurs s’efforcent depuis des années de déterminer les habitudes de vie qui pourraient prévenir cette évolution.

Une étude récente publiée dans Cardiovascular & Metabolic Endocrinology Reports et relayée par Harvard Health Publishing, apporte de nouvelles perspectives sur cette condition qui touche entre 27 et 49 % de différentes populations, en fonction de l’âge, du sexe, du mode de vie et du niveau socio-économique.

La science a déjà établi que les personnes en surpoids ou obèses souffrant de prédiabète présentent un risque accru de développer un diabète, ainsi que des maladies cardiovasculaires ou des complications microvasculaires telles que la neuropathie, la rétinopathie et les maladies rénales chroniques.

La nouveauté réside dans le fait qu’avec au moins 150 minutes d’exercice d’intensité modérée par semaine, il est possible d’empêcher la progression du prédiabète vers un diabète de type 2. Cette étude longitudinale a été menée auprès de 130 adultes prédiabétiques de la ville de Cali, en Colombie.

Pendant quatre ans (2019-2023), les patients ont bénéficié d’un suivi multidisciplinaire dans le cadre d’un programme de prévention cardiovasculaire, incluant des conseils nutritionnels, de la physiothérapie, un soutien psychologique et un suivi clinique pour évaluer leur évolution métabolique et leur réponse à l’insuline. L’âge moyen des participants était de 69,5 ans, avec une répartition égale entre hommes et femmes.

Comment agir face au prédiabète ?

« Effectuer une activité physique de plus de 150 minutes par semaine augmente de 4,15 fois la probabilité d’inverser le diabète », soulignent les auteurs de l’étude. L’étude a débuté par une recommandation à tous les participants de modifier leur mode de vie, en réduisant leur consommation de glucides, en augmentant leur apport en fibres ou en pratiquant une activité physique pour perdre du poids.

Un an plus tard, c’est cette dernière approche qui a permis de réduire le diagnostic de prédiabète jusqu’à 58 %. L’étude suggère que la normalisation de la glycémie contribue à augmenter l’espérance de vie et fournit des preuves scientifiques de l’impact positif des habitudes de vie sur la santé. Ces recherches « peuvent contribuer à l’élaboration de stratégies du point de vue de la santé publique visant à réduire le fardeau de la maladie », concluent les chercheurs.

Bien que les données soient disponibles pour analyse, des recherches supplémentaires sont nécessaires, notamment en raison du caractère rétrospectif de l’étude et de la période d’analyse relativement courte.

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