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COP30 : Unilever appelle à des plans climatiques nationaux plus forts

by Clara Dubois

Publié le 5 novembre 2025 à 14h23. À l’occasion de la COP30 à Belém, au Brésil, Unilever appelle les gouvernements à renforcer leurs engagements climatiques pour sécuriser ses chaînes d’approvisionnement et accélérer la transition vers une économie bas carbone.

  • Unilever souligne l’importance de politiques climatiques ambitieuses pour atteindre ses objectifs de réduction des émissions.
  • L’entreprise met en avant des solutions concrètes, comme l’agriculture régénératrice et l’utilisation d’énergies renouvelables, pour réduire son impact environnemental.
  • Unilever insiste sur la nécessité de tarifer le carbone et de favoriser l’innovation pour surmonter les obstacles à la transition écologique.

Pour Unilever, la résilience de ses chaînes d’approvisionnement est directement liée à la stabilité climatique. Hannah Hislop, responsable du développement durable – Climat, explique que les événements climatiques extrêmes, tels que les inondations ou les sécheresses, représentent un risque majeur pour l’activité de l’entreprise. Elle précise que, bien que le seuil de 1,5°C de réchauffement climatique soit désormais inévitable, il est encore possible de l’inverser grâce à des efforts multilatéraux.

La COP30, qui se tient actuellement à Belém, est donc une étape cruciale. Les pays sont appelés à présenter de nouveaux plans climatiques nationaux (NDC) plus ambitieux. Unilever plaide pour des politiques encourageant les investissements des entreprises dans des solutions climatiques tout au long de leurs chaînes de valeur, afin de soutenir les efforts de décarbonation des pays.

Andrés González, responsable du Brésil et directeur général, beauté et bien-être LATAM, se réjouit que la conférence se déroule au Brésil, un pays riche en ressources naturelles. Il souligne l’importance des solutions basées sur la nature dans la lutte contre le changement climatique, notamment en matière de maintien de la déforestation zéro pour les matières premières clés et de transformation des méthodes de culture.

Unilever participe activement à la COP30 en mettant en lumière ces solutions. À l’invitation du ministère brésilien de l’Environnement et du Changement climatique, l’entreprise animera une table ronde sur l’agriculture régénératrice, une approche agricole visant à réduire les émissions, à renforcer la résilience face au climat et à préserver la biodiversité. En partenariat avec CJ Selecta, Unilever s’engage à déployer cette méthode sur 45 000 hectares d’ici 2030, couvrant 70 à 90 % des besoins en soja pour la production de mayonnaise Hellmann’s au Brésil. L’objectif est de partager ces expériences et d’encourager une transformation à l’échelle de l’industrie.

Hannah Hislop insiste sur le fait que des NDCs plus ambitieux et des politiques climatiques favorables permettront à Unilever de progresser vers ses objectifs climatiques tout en continuant à développer son activité. L’entreprise appelle également les gouvernements à mettre en place une tarification efficace du carbone, à tripler la capacité mondiale d’énergies renouvelables et à éliminer progressivement les combustibles fossiles, ainsi qu’à encourager la transformation de l’industrie chimique.

Un des principaux défis pour Unilever reste la recherche d’ingrédients alternatifs à faible émission de carbone, qui soient à la fois abordables et disponibles commercialement. L’entreprise travaille avec ses partenaires et fournisseurs pour identifier des alternatives biologiques et créer des coalitions afin de favoriser des changements à l’échelle de l’industrie, réduisant ainsi les coûts et facilitant leur adoption.

Unilever reconnaît que la lutte contre le changement climatique aura un impact financier en raison des coûts de transition, mais estime qu’il est plus rentable d’agir rapidement. Des politiques, réglementations et outils de marché appropriés sont essentiels pour encourager une action collective et attirer les talents, stimuler l’innovation et investir dans des solutions compatibles avec un monde neutre en carbone.

L’entreprise affiche déjà des résultats encourageants, notamment en matière d’énergies renouvelables. Au Brésil, plus de 80 % de sa consommation d’énergie provient déjà de sources renouvelables telles que le biométhane, la biomasse et les déchets organiques, contribuant ainsi à l’objectif mondial d’Unilever de réduire ses émissions opérationnelles de 100 % d’ici 2030 (par rapport à 2015) et à l’ambition du Brésil d’étendre l’utilisation des biocarburants.

Unilever a également conclu un accord d’achat d’électricité (PPA) en Inde, qui fournira de l’électricité renouvelable à un prix fixe et compétitif à dix fabricants collaboratifs et aux usines d’Unilever. Grâce à des politiques gouvernementales favorables, cet accord devrait réduire les émissions et les coûts d’électricité d’environ 25 % par rapport aux tarifs sur le réseau pendant 20 ans. L’entreprise prévoit de reproduire ce type d’initiative à l’avenir grâce à son programme climatique pour les fournisseurs.

Andrés González souligne que le changement climatique est une réalité urgente qui exige une action coordonnée et rapide. Les impacts croissants du changement climatique affectent déjà les communautés et les chaînes d’approvisionnement.

Hannah Hislop conclut qu’Unilever dispose de cinq ans pour atteindre ses objectifs de réduction des émissions. En appelant à des politiques qui créent des conditions de concurrence équitables et accélèrent l’action climatique, l’entreprise vise à réduire les risques liés à la transition et à progresser vers la neutralité carbone sans compromettre sa compétitivité. Cependant, pour atteindre ses objectifs, Unilever a besoin du soutien des gouvernements et des industries de sa chaîne de valeur et au-delà, ce qui souligne l’importance du processus de la COP.

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