Publié le 24 octobre 2024. Une étude révèle que les bonnes nouvelles ont moins d’impact sur le public que les informations négatives, un phénomène lié à notre propension instinctive à réagir face au danger. Les chercheurs soulignent l’importance de diversifier ses sources d’information et de se concentrer sur les solutions.
- Les mauvaises nouvelles captent plus facilement l’attention et génèrent plus d’engagement, notamment sur les réseaux sociaux.
- Les individus ont tendance à se désintéresser des informations s’ils les perçoivent comme trop négatives, ce qui pose un problème pour l’information démocratique.
- En Bavière, on observe une augmentation notable du nombre d’adhérents dans de nombreuses associations et clubs, signe d’un engagement citoyen positif.
Notre cerveau semble prédisposé à accorder plus d’importance aux mauvaises nouvelles. Selon Anna Kümpel, professeure de réception et d’effets médiatiques à l’Institut d’études en communication de l’Université Ludwig Maximilians de Munich, cette réaction est ancrée dans notre évolution :
« Si je lis : « Tout va bien et tout s’améliore », cela n’a pour moi aucun rapport avec l’action. Mais si je lis : « Tout va mal et tout empire », alors je dois me comporter d’une certaine manière et réfléchir : « Que dois-je faire maintenant ? » »
Anna Kümpel, professeure de réception et d’effets médiatiques
Cette propension à privilégier les informations négatives se traduit par un plus grand nombre de clics et de partages sur les réseaux sociaux. Paradoxalement, cette saturation d’informations anxiogènes peut conduire certains à se détourner complètement de l’actualité.
« On peut bien sûr comprendre cela d’un point de vue émotionnel, explique la chercheuse. Mais il faut aussi être prudent en ce qui concerne les objectifs démocratiques : les gens doivent être informés, il est donc bien sûr critique quand ils disent : ‘Les informations ne sont plus une option pour moi’. »
Pour contrer cet effet, Anna Kümpel recommande d’adopter une approche plus nuancée de l’actualité. Il ne s’agit pas d’ignorer les problèmes, mais de les considérer comme un point de départ pour identifier des solutions :
« Ce que vous voyez simplement : il n’y a pas seulement ce négatif, mais il y a aussi des points positifs. Nous avons des nouvelles positives. Et aussi cette idée du constructif : ‘OK, c’est maintenant une situation négative. Mais que pouvons-nous faire maintenant ? Qu’en résultera-t-il ?’ Adoptez simplement cette perspective prospective. »
Anna Kümpel, professeure de réception et d’effets médiatiques
La professeure Kümpel suggère même de tenir un « journal de gratitude » pour cultiver une vision plus positive, en notant quotidiennement les éléments positifs de sa vie. Elle conseille également de limiter sa consommation d’informations négatives sur les réseaux sociaux.
Dans un contexte plus encourageant, on constate une dynamique positive en Bavière. Le nombre de membres de nombreuses organisations et clubs est en augmentation. La Deutsche Lebens-Rettungs-Gesellschaft (DLRG) de Bavière, association allemande de sauvetage aquatique, a atteint un nombre record de 40 000 membres. Les clubs sportifs bavarois affichent également une reprise, avec plus de 5,2 millions d’adhérents après une baisse liée à la pandémie de Covid-19. En incluant les clubs de tir, ce chiffre dépasse les 5,5 millions. Les pompiers volontaires enregistrent également des effectifs records, notamment chez les jeunes (6-11 ans et 12-18 ans).
Cette mobilisation citoyenne témoigne d’un engagement fort au sein de la société bavaroise. Les clubs sportifs bavarois voient leur nombre de membres augmenter après une période difficile.
