Washington – Face à la pression croissante de l’inflation, l’administration américaine a annoncé une volte-face sur les droits de douane imposés sur une série de produits importés, dont le bœuf australien, un pilier des exportations australiennes vers les États-Unis.
Le président Donald Trump a promulgué un décret excluant de ces droits de douane une variété de produits alimentaires, notamment le bœuf, les tomates, le café et plusieurs fruits tropicaux. Cette décision intervient alors que les prix à la consommation aux États-Unis ont augmenté depuis l’arrivée de M. Trump à la Maison Blanche, et que l’inflation est devenue un thème central de sa campagne électorale.
L’Australie exporte annuellement du bœuf vers les États-Unis pour une valeur de plus de 2 milliards de dollars (environ 1,8 milliard d’euros). Le nouveau décret prévoit le remboursement rétroactif des droits de douane déjà payés par les importateurs, une mesure destinée à alléger le fardeau financier des entreprises et des consommateurs.
Cette initiative s’explique en partie par la diminution de la production de bœuf aux États-Unis, où les troupeaux sont au plus bas depuis les années 1950. Parallèlement, des conditions climatiques favorables en Australie ont permis aux éleveurs d’accroître leur production.
Au-delà du bœuf, la liste des produits exemptés comprend également du charbon, de l’essence et des produits pétroliers, de l’uranium et divers produits chimiques.
L’annonce a suscité des réactions mitigées. Richard Neal, principal démocrate à la Chambre des représentants, a salué cette décision comme un « début de solution » à un problème créé par la politique commerciale de l’administration Trump.
« L’administration Trump reconnaît enfin publiquement ce que nous savons tous depuis le début : la guerre commerciale de Trump fait augmenter les coûts pour les Américains », a déclaré M. Neal. « Chaque jour où ces droits de douane restent en vigueur est un jour de plus où les familles, les petites entreprises, les exploitations agricoles et les fabricants sont mis à rude épreuve. Il est temps de mettre fin à cette guerre commerciale et de laisser le Congrès rétablir son autorité légitime. »
