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Santé

Ebola en RDC : 7773 cas confirmés et 3759 décès selon les autorités

Avec moins de 40 jours nécessaires pour atteindre 1 000 premiers cas contre environ 235 jours lors de l'épidémie de 2018, l'Organisation mondiale de la santé et les chercheurs…

Ebola en RDC : 7773 cas confirmés et 3759 décès selon les autorités

Avec moins de 40 jours nécessaires pour atteindre 1 000 premiers cas contre environ 235 jours lors de l’épidémie de 2018, l’Organisation mondiale de la santé et les chercheurs suivent l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo à l’aide de données mobiles anonymisées pour anticiper la propagation du virus.

Les autorités sanitaires engagées contre l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo exploitoient des relevés de téléphonie mobile anonymisés. Cette méthode innovante permet de cartographier les flux de population et d’identifier de manière précoce les zones à haut risque d’exposition au virus, selon des informations communiquées par l’Organisation mondiale de la santé selon les données de l’OMS.

Une flambée épidémique sans vaccin approuvé

Déclarée le 15 mai 2026 par les autorités congolaises dans la province de l’Ituri, cette flambée épidémique est qualifiée par l’OMS de plus rapide jamais enregistrée d’après les observations de l’organisation. La souche en cause est le virus Bundibugyo, contre lequel il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé.

Au 21 septembre 2026, le pays recensait 7 773 cas confirmés et 3 759 décès. L’atteinte des 1 000 premiers cas a nécessité moins de 40 jours contre environ 235 jours lors de l’épidémie de 2018.

Ebola en RDC : 7773 cas confirmés et 3759 décès selon les autorités
Photo : itnewsafrica.com

L’UNICEF estime que près de 3 millions d’enfants se trouvent exposés au danger dans les régions touchées, tandis que plus de 130 mineurs dans la seule province de l’Ituri ont perdu un parent des suites de la maladie.

Modéliser la mobilité des populations

Pour contrer la vitesse de progression de la maladie, l’organisation suédoise à but non lucratif Flowminder produit des modélisations fondées sur les connexions aux antennes relais. L’opérateur Vodacom fournit gratuitement ces enregistrements agrégés et anonymisés, garantissant qu’aucune donnée nominative n’est consultée ainsi que le rapporte Reuters.

Olivier Le Polain a déclaré sur Zonebourse : « Les mouvements de population ont toujours été un facteur dans les épidémies, mais ils sont particulièrement importants dans l’épidémie actuelle. »

DR Congo turns to mobile data to improve Ebola contact tracing

Les évaluations traditionnelles se focalisent sur les foyers immédiats en supposant une contamination de proche en proche.

Anticiper la propagation vers Kisangani et Kinshasa

Dès le début de l’analyse portant sur les foyers initiaux de Bunia, Mongbwalu et Rwampara, les dix destinations recevant les flux les plus importants ont par la suite toutes signalé des cas confirmés. Cette visibilité a permis aux équipes de l’OMS de renforcer le dispositif opérationnel à Kisangani, grande plaque tournante sur le fleuve Congo, bien avant la détection des premiers malades locaux selon les précisions apportées par The Borgen Project.

Ebola en RDC : 7773 cas confirmés et 3759 décès selon les autorités
Photo : Borgenproject

Les modélisations récentes étendent la surveillance vers l’ouest du pays, signalant des connexions avec Kinshasa — où 15 zones sur 50 affichent des liens étroits avec Kisangani — ainsi qu’avec des localités riveraines proches des frontières de la République centrafricaine et du Soudan du Sud.

Élargir la couverture mobile

Malgré son utilité opérationnelle reconnue, le dispositif présente des contraintes structurelles. L’analyse repose actuellement sur les infrastructures d’un seul opérateur, Vodacom, qui détient près de 35 % du marché national avec plus de 26 millions d’abonnements actifs.

Des pourparlers sont menés par l’ONU et Flowminder pour élargir ces accords de partage de données à d’autres entreprises du secteur afin d’affiner l’évaluation du risque épidémique.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.