Aux États-Unis, les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026 atteignent un budget sans précédent de plus de 10 milliards de dollars, largement alimenté par des super PAC et des dons massifs de figures de la tech comme Elon Musk, qui s’engage financièrement de manière historique aux côtés des républicains.
La campagne des élections de mi-mandat bat des records historiques de dépenses à l’approche du scrutin fixé au 3 novembre 2026. Jamais les partis et leurs soutiens n’avaient injecté autant d’argent, principalement dans des campagnes publicitaires et des opérations d’influence à travers le pays. À la mi-octobre, les républicains affichaient déjà environ 1,2 milliard de dollars de dépenses contre 1 milliard pour les démocrates, tandis que des milliards de dollars supplémentaires provenaient des super PAC, des comités d’action politique qui profitent d’une absence de plafond légal de dons.
Les dons massifs d’Elon Musk et l’avantage financier des républicains
Au cœur de cette déferlante financière, le patron de Tesla et SpaceX s’impose comme le plus grand contributeur individuel de la campagne. Selon les données de la commission électorale américaine, Elon Musk a consacré plus de 445 millions de dollars aux campagnes républicaines à travers son comité America PAC, après avoir injecté un nouvel apport de 77 millions de dollars.
Cette somme dépasse largement les 290 millions de dollars qu’il avait versés pour soutenir Donald Trump et d’autres candidats lors de la présidentielle de 2024. S’agissant des dépenses politiques, je vais en faire beaucoup moins à l’avenir
, avait pourtant assuré le milliardaire en mai 2025, après un passage à la tête du département de l’efficacité gouvernementale.

S’agissant des dépenses politiques, je vais en faire beaucoup moins à l’avenir.
Elon Musk, via Courrier international
Ces frictions passées avec Donald Trump sont désormais oubliées. Avec son America PAC, le milliardaire a pris en main les efforts de mobilisation de l’électorat républicain dans sept États cruciaux pour le Sénat et plus d’une trentaine de circonscriptions disputées de la Chambre des représentants.
Les super PAC et l’origine légale des milliards de la campagne
L’essor de ces dépenses pharaoniques trouve sa source dans des décisions judiciaires majeures de ces dernières décennies. Les super PAC sont apparus aux États-Unis il y a une quinzaine d’années.
Une analyse des données fédérales indique qu’au 25 octobre, cinq groupes extérieurs représentaient près d’un tiers des dépenses hors partis.
Le Texas en première ligne et la stratégie publicitaire des deux camps
Parmi l’ensemble des scrutins, l’élection sénatoriale au Texas se distingue comme la plus coûteuse. Le démocrate James Talarico, qui tente de devenir le premier représentant de son parti à remporter un siège de sénateur dans cet État depuis 1988, fait face à plus de 200 millions de dollars de dépenses engagées par des groupes extérieurs contre sa candidature.
De son côté, l’America PAC a concentré 33,1 millions de dollars au Texas pour contrer le candidat démocrate, en finançant notamment des spots publicitaires et du porte-à-porte axés sur des thématiques sociétés. Ces campagnes publicitaires agitent les débats autour des guerres culturelles
et de sujets tels que le programme trans ou l’accès aux infrastructures.

Malgré l’avantage financier considérable des républicains et des super PAC, les démocrates maintiennent une forte capacité de mobilisation auprès des petits donateurs. Leurs dons individuels restent toutefois strictement limités par la loi électorale américaine à 3 500 dollars, tandis que le scrutin du 3 novembre déterminera l’équilibre des pouvoirs au Congrès américain.