Publié le 17 décembre 2025 à 16:00. L’Allemagne accélère son réarmement face à la menace russe avec un plan de dépenses militaires de 50 milliards d’euros, tandis que les discussions s’intensifient au sein de l’Union européenne sur l’utilisation des avoirs russes gelés pour soutenir l’Ukraine.
- L’Allemagne approuve un budget de 50 milliards d’euros pour de nouveaux équipements militaires.
- Le chancelier allemand Friedrich Merz plaide pour l’utilisation des avoirs russes gelés afin de faire pression sur Moscou.
- Le Royaume-Uni demande à Roman Abramovich de verser 3,33 milliards de dollars (2,5 milliards de livres) à l’Ukraine, faute de quoi il risque des poursuites judiciaires.
L’Allemagne, après des décennies de politique pacifiste, opère un virage stratégique majeur en renforçant considérablement ses capacités militaires. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes avec la Russie, exacerbées par l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022. Le nouveau budget de 50 milliards d’euros permettra l’acquisition de systèmes de défense aérienne, de véhicules médicaux blindés, de systèmes satellitaires et de nouveaux uniformes pour les forces armées allemandes.
Le chancelier Friedrich Merz a insisté sur la nécessité d’envoyer un signal fort à l’OTAN et aux partenaires européens. « Nous montrons la voie », a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué. Cette initiative s’accompagne d’une exemption des règles strictes en matière d’endettement pour accélérer les dépenses de défense.
Parallèlement, la question de l’utilisation des avoirs russes gelés continue de diviser l’Union européenne. Friedrich Merz soutient que ces fonds devraient être utilisés pour accroître la pression sur le Kremlin. Cependant, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a mis en garde contre une telle mesure, estimant qu’elle pourrait donner à Moscou une « première victoire » en l’absence d’une base juridique solide. La guerre en Ukraine continue donc de susciter des débats animés sur les meilleures stratégies à adopter face à la Russie.
En dehors de l’Europe, le Royaume-Uni a lancé un ultimatum à l’oligarque russe Roman Abramovich. Londres exige qu’il verse 3,33 milliards de dollars (2,5 milliards de livres) provenant de la vente du club de football de Chelsea à des causes humanitaires en Ukraine. Si Abramovich ne se conforme pas, le gouvernement britannique est prêt à engager des poursuites judiciaires pour faire respecter l’accord conclu en 2022. L’objectif est de faire en sorte que Moscou assume les conséquences financières de son invasion.
Sur le terrain, la situation reste préoccupante. La ville de Zaporizhzhia, dans le sud de l’Ukraine, a été la cible de bombardements russes qui ont blessé 26 personnes, dont un enfant. Le président Vladimir Poutine a quant à lui averti que la Russie pourrait prendre le contrôle des territoires qu’elle revendique en Ukraine par la force si les négociations de paix échouent. Koupansk serait en grande partie reprise par les forces ukrainiennes, qui contrôleraient près de 90% de la ville.
L’Union européenne a également franchi une étape importante en approuvant un projet visant à éliminer progressivement les importations de gaz russe d’ici fin 2027. Cette mesure, qui nécessite encore l’approbation formelle des ministres de l’UE, vise à réduire la dépendance énergétique de l’Europe vis-à-vis de la Russie. La Commission européenne prévoit également de proposer une législation pour éliminer progressivement les importations de pétrole russe d’ici 2026.
Enfin, l’Europe a annoncé la création d’une commission internationale chargée d’évaluer et de traiter les demandes de réparations pour les dommages causés par la guerre en Ukraine. Cette initiative, signée par 35 pays, vise à garantir que Moscou soit tenu responsable de ses actions.
Sur le même sujet
- Varsen Aghabekian Shahin Dénonce le Projet Colonial Israélien
- États-Unis : la caution de visa jusqu’à 20 000 dollars devient permanente
- EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient : Donald Trump assure retenir des frappes contre l’Iran à la demande de Téhéran, dans l’attente d’un accord rapide (lederniereheure.com)
