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Enrique Gómez appelle à une « grande enquête » pour définir le rival du Petrisme en 2026

Publié le 16 novembre 2023. Face à une opposition fragmentée à l'approche de l'élection présidentielle de 2026 en Colombie, le sénateur Enrique Gómez propose un sondage rapide et contraignant pour désigner un candidat unique et éviter une dispersion…

Enrique Gómez appelle à une « grande enquête » pour définir le rival du Petrisme en 2026

Publié le 16 novembre 2023. Face à une opposition fragmentée à l’approche de l’élection présidentielle de 2026 en Colombie, le sénateur Enrique Gómez propose un sondage rapide et contraignant pour désigner un candidat unique et éviter une dispersion des voix.

  • Le sénateur Enrique Gómez propose un sondage large et représentatif, à réaliser début décembre, pour désigner un candidat unique au sein de l’opposition.
  • Les participants à ce sondage s’engageraient à soutenir le vainqueur, assurant ainsi l’unité de l’opposition.
  • Chaque candidat prendrait en charge une partie des coûts de l’enquête, garantissant ainsi la participation de tous.

Dans une tribune publiée dans le magazine Semana, le sénateur Enrique Gómez tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des prétendus candidats à la présidence pour 2026 au sein de l’opposition. Il craint que cette fragmentation ne rende difficile la constitution d’un bloc compétitif face au camp présidentiel.

Selon Gómez, le calendrier électoral et les pressions politiques conduiront inévitablement à la recherche d’une solution pragmatique. Il estime qu’un mécanisme rapide et vérifiable, tel qu’un sondage, pourrait être la réponse.

L’initiative vise à éviter que de nombreux candidats ne persistent dans la course sans avoir de réelles chances de succès. Le sénateur propose donc un sondage d’opinion large et représentatif, qui se déroulerait pendant les cinq premiers jours de décembre. Les résultats seraient publiés immédiatement, permettant ainsi aux candidats qui n’obtiendraient pas un score suffisant de se rallier à d’autres aspirations, comme des candidatures au Congrès avant la date limite du 8 décembre.

Pour Gómez, l’engagement de tous les participants à soutenir le vainqueur du sondage est crucial. Il souligne que cette condition est essentielle pour garantir la cohérence et éviter les divisions au sein de l’opposition. Il précise également que chaque candidat devrait assumer une part des coûts de l’enquête, proportionnellement à ses moyens, afin de rendre la participation accessible à tous.

L’enquête, selon le sénateur, présenterait des avantages supplémentaires. Elle permettrait aux candidats ayant déjà investi des ressources dans la collecte de signatures d’éviter le risque que celles-ci ne soient pas validées, tout en allégeant la charge de travail du registre électoral. De plus, ceux qui ont travaillé à se faire connaître pourraient capitaliser sur cet effort dans d’autres domaines, tels que les candidatures au Congrès ou les élections locales.

Gómez met en garde contre le risque de laisser le camp pétriste (soutien au président Gustavo Petro) accéder au premier tour avec un avantage significatif. Il estime qu’une désignation précoce d’un candidat de l’opposition est essentielle pour éviter un scénario où la division faciliterait la progression du candidat soutenu par le gouvernement. Il craint qu’une décision tardive ne reproduise des situations observées dans d’autres pays de la région, où la dispersion des voix a conduit au triomphe des options de gauche.

Le sénateur rappelle que la campagne électorale a déjà commencé et que les candidats ont eu amplement l’occasion de se présenter au public à travers des débats, des forums et des apparitions dans les médias. Il estime que les tournées régionales et les campagnes numériques ont permis de mesurer suffisamment la popularité de chaque candidat. Il considère donc que les intentions de vote actuelles reflètent de manière raisonnable ce qui pourrait se produire lors des élections, et qu’un sondage en décembre ne serait pas prématuré.

Gómez se montre sceptique quant à la possibilité pour certains candidats de connaître une progression significative dans les premiers mois de 2026. Il estime que la dynamique des réseaux sociaux et le contexte politique actuel rendent peu probable un décollage tardif. Il ajoute que, même si certains candidats ont réussi à progresser dans la dernière ligne droite lors d’élections précédentes, l’importance croissante des médias numériques et les changements dans la communication politique rendent un tel scénario moins probable.

En conclusion, le sénateur lance un appel aux candidats de l’opposition pour qu’ils tiennent compte des attentes des citoyens en matière d’unité. Il affirme qu’il existe un fort désir de voir une opposition unie et qu’il est temps de mettre de côté les intérêts personnels pour prendre une décision collective qui réponde aux enjeux du pays. Il insiste sur le fait que le sondage proposé pourrait être une solution pour répondre à cette attente et permettre à l’opposition d’affronter les élections de 2026 dans les meilleures conditions.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.