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Erste Group prévoit une croissance modérée pour la zone euro en 2026

by Amélie Bernard

Publié le 9 janvier 2026. Le groupe bancaire Erste prévoit une croissance modérée pour la zone euro et l’Autriche en 2026, malgré un contexte mondial marqué par les tensions commerciales et géopolitiques, et anticipe une performance contrastée des marchés financiers.

  • Erste prévoit une croissance de 1,1 % pour la zone euro en 2026, après 1,4 % en 2025.
  • L’Autriche devrait connaître une croissance du PIB de 1,1 % en 2026.
  • Les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) associés à l’économie autrichienne devraient afficher une croissance moyenne de 2,7 % en 2026.

Le groupe Erste a revu ses prévisions de croissance pour la zone euro à la baisse, anticipant un ralentissement à 1,1 % en 2026 après 1,4 % l’année précédente. L’industrie, bien que restant un moteur essentiel, peine à se redresser pleinement, freinée par les frictions commerciales avec les États-Unis qui ont pesé sur le secteur en 2025. Friedrich Mostböck, économiste du groupe Erste, a souligné lors d’une conférence de presse que le risque d’une escalade des droits de douane demeure une menace potentielle cette année.

L’inflation, en revanche, devrait se stabiliser autour de 2 %. Pour l’Autriche, les économistes d’Erste s’attendent à une augmentation du produit intérieur brut de 1,1 %. Les perspectives sont plus favorables pour les pays d’Europe centrale et orientale (Croatie, République tchèque, Hongrie, Pologne, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Slovénie), où une croissance moyenne de 2,7 % est anticipée pour 2026.

Aux États-Unis, la croissance économique devrait s’accélérer pour atteindre 1,8 % en 2026 (contre 1,6 % en 2025), mais sera accompagnée d’une inflation persistante, légèrement inférieure à 3 %, également affectée par les tensions commerciales.

« Les droits de douane ont déjà des effets négatifs aux États-Unis ; il s’agit essentiellement d’une augmentation des impôts. »

Friedrich Mostböck, économiste du groupe Erste

Les marchés émergents devraient connaître une croissance plus robuste, dépassant les 4 % en 2026, l’Inde étant identifiée comme le principal moteur de cette expansion. Cependant, le contexte géopolitique reste une source d’inquiétude.

« Il existe de nombreux points chauds géopolitiques qui nous occuperont et qui, malheureusement, ne disparaîtront probablement pas. »

Friedrich Mostböck, économiste du groupe Erste

L’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis a récemment captivé l’attention internationale. Si les marchés financiers ont pour l’instant réagi de manière contenue, avec de légères fluctuations du prix du pétrole, une évolution de la situation autour du Groenland pourrait avoir des conséquences majeures.

« Si tel est le cas, cela aura un impact massif. »

Friedrich Mostböck, économiste du groupe Erste

L’économiste espère que le président américain Donald Trump sera suffisamment occupé par la situation au Venezuela pour ne pas relancer immédiatement les revendications de propriété sur l’île.

Gerold Permoser, directeur des investissements et de l’investissement durable chez Erste Asset Management, a toutefois souligné que les marchés financiers réagissent souvent différemment des actualités traditionnelles, privilégiant les événements ayant un impact direct sur les entreprises.

Malgré ces incertitudes, les perspectives pour les investisseurs en 2026 ne sont pas défavorables. De nouvelles opportunités de bénéfices sont attendues, notamment aux États-Unis, en particulier dans les secteurs des services de communication et de l’informatique, liés à l’intelligence artificielle. L’or conserve également son attrait malgré sa forte appréciation l’année précédente.

Erste estime que le risque est présent, mais pas pleinement intégré par les marchés, ce qui permet aux investisseurs de se tourner vers des placements plus risqués, comme les actions. Cependant, après trois années de solides performances boursières, une modération de la croissance est attendue. Une diversification suffisante et l’évitement des stratégies d’investissement à court terme sont recommandés.

Rainer Hauser, directeur des investissements (CIO) du groupe Erste, a conclu que 2026 sera probablement une année riche en surprises. Le groupe Erste publiera la semaine prochaine un document détaillé destiné à aider les investisseurs à naviguer dans ce contexte complexe et incertain.

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