Une deuxième victime est à déplorer suite à l’explosion survenue lundi 24 juillet sur le site d’Elkem Silicones à Saint-Fons, près de Lyon. L’homme de 55 ans, grièvement brûlé, est décédé vendredi, portant à deux le nombre de salariés tués dans cet accident.
La préfecture du Rhône a confirmé le décès de ce second employé, hospitalisé depuis l’explosion. Un premier salarié, âgé de 47 ans, avait succombé à ses blessures mardi. L’accident avait impliqué quatre personnes au total : un ingénieur chimiste, deux techniciens spécialisés et un membre du département santé environnement.
L’explosion s’est produite peu avant 15 heures dans un atelier pilote de l’usine, classée Seveso seuil haut en raison des risques liés à la manipulation de matières dangereuses. Un incendie s’est ensuivi, mais a été maîtrisé vers 17 heures. Par mesure de précaution, l’autoroute A7, les voies ferrées et fluviales avaient été temporairement fermées, et les habitants des communes environnantes avaient reçu l’instruction de se confiner.
Les restrictions ont été levées peu avant 18 heures après que des analyses ont confirmé l’absence de substances toxiques dans l’air. L’origine précise de l’explosion, survenue au cœur de la “Vallée de la chimie” au sud de Lyon, reste à ce stade indéterminée.
Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour « blessures involontaires par personne morale suivies d’incapacité supérieure à trois mois ». Les investigations ont été confiées à la division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS) et à la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) afin de déterminer les causes et les circonstances exactes de l’accident.
« Il s’agit d’un drame terrible pour les familles et pour l’ensemble des salariés », a déclaré Estelle Delaune, secrétaire générale CFDT Syndicat Chimie Energie. « Nous attendons les conclusions de l’enquête pour comprendre ce qui s’est passé et prendre les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel événement ne se reproduise. »
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