Home AffairesGoogle envisage de rétablir le fonctionnement de l’AES aux États-Unis pour alimenter l’IA – Lente.lv

Google envisage de rétablir le fonctionnement de l’AES aux États-Unis pour alimenter l’IA – Lente.lv

by Amélie Bernard

Publié le 30 octobre 2024 20:43:00. Pour répondre à la demande énergétique croissante de son intelligence artificielle, Google s’associe à NextEra Energy pour remettre en service une centrale nucléaire désaffectée dans l’Iowa, une initiative qui pourrait redéfinir l’approvisionnement énergétique du secteur technologique.

  • Google et NextEra Energy vont rénover le centre énergétique Duane Arnold (DAEC) dans l’Iowa, avec une remise en service prévue pour 2029.
  • Cet accord comprend un contrat d’achat d’électricité de 25 ans, garantissant à Google un approvisionnement stable et à faible émission de carbone.
  • La renaissance de l’énergie nucléaire s’inscrit dans une tendance plus large, avec d’autres géants technologiques comme Microsoft et Meta investissant également dans la rénovation de centrales existantes.

Face à l’explosion des besoins énergétiques liés à l’intelligence artificielle (IA), au cloud computing et au traitement des mégadonnées, Google mise sur une source d’énergie fiable et durable : le nucléaire. Les centres de données, véritables piliers de ces technologies, consomment des quantités d’électricité colossales, parfois équivalentes à celles de pays entiers. Les prévisions estiment que leur consommation mondiale pourrait plus que doubler d’ici 2030. Cette situation contraint les entreprises, dont Google, à explorer des solutions énergétiques innovantes pour atteindre leurs objectifs de zéro émission.

Si les énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire sont essentielles, leur intermittence pose un défi majeur pour assurer un approvisionnement continu et stable, crucial pour le fonctionnement ininterrompu des centres de données. L’énergie nucléaire, avec sa capacité à produire de l’électricité en continu et avec de faibles émissions de carbone, apparaît donc comme une alternative particulièrement intéressante.

Le projet de rénovation du centre énergétique Duane Arnold (DAEC), fermé en 2020, représente un investissement de plus de 1,6 milliard de dollars (environ 1,5 milliard d’euros). Il s’inscrit dans un mouvement plus large aux États-Unis, où plusieurs entreprises technologiques envisagent de rénover ou de construire de nouvelles centrales nucléaires pour alimenter leurs infrastructures. Microsoft, par exemple, s’est associé à Constellation Energy pour rénover la centrale nucléaire de Three Mile Island en Pennsylvanie, tandis que Meta a conclu un accord avec la même entreprise pour acheter de l’électricité au centre énergétique Clinton Clean Energy.

Cette tendance témoigne d’un regain d’intérêt pour l’énergie nucléaire, perçue comme une source fiable et propre, particulièrement adaptée aux besoins croissants de l’IA. Au-delà de la simple satisfaction de ses propres besoins, Google explore également le développement de nouvelles capacités de centrales nucléaires aux États-Unis, en partenariat avec Elementl Power. L’entreprise envisage notamment la construction de trois centrales nucléaires de pointe.

Cependant, ces projets de rénovation ne sont pas sans défis. Ils nécessitent des approbations réglementaires rigoureuses, sont susceptibles de rencontrer des incertitudes économiques et soulèvent des questions technologiques concernant la viabilité et la sécurité des installations. Pour surmonter ces obstacles, des approches innovantes sont étudiées, notamment le développement de technologies de réacteurs avancés, comme les petits réacteurs modulaires (SMR), qui pourraient offrir des solutions plus efficaces et sécurisées.

À l’avenir, une coopération accrue entre les secteurs de la technologie et de l’énergie est à prévoir, afin de créer un monde numérique économe en énergie et respectueux de l’environnement. Les entreprises technologiques ne se contentent plus d’être des consommatrices d’énergie, mais s’engagent activement dans la construction d’un avenir énergétique durable et économiquement viable.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.