L’huile de palme rouge, un ingrédient de base de la cuisine malaisienne, pourrait bien être un allié insoupçonné pour la santé intestinale. Une nouvelle étude révèle que sa consommation, dans le cadre d’une alimentation équilibrée, favorise le développement de bactéries intestinales bénéfiques et améliore l’absorption des vitamines.
Des chercheurs du Malaysian Palm Oil Board (MPOB) ont mené une étude en double aveugle auprès de 328 élèves du primaire malaisiens souffrant de carences en vitamine A. Pendant six mois, les enfants ont reçu des biscuits enrichis en oléine de palme rouge quatre jours par semaine. Les résultats, publiés en 2025, sont encourageants : ceux qui ont consommé ces biscuits ont vu leur microbiote intestinal s’enrichir de bactéries bénéfiques, notamment Anaerostipes, UCG 010 et Lachnospiraceae NK4A136.
L’étude a également mis en évidence une amélioration des niveaux de micronutriments, tels que la provitamine A, les caroténoïdes et la vitamine E, ainsi que des paramètres hématologiques positifs. Les chercheurs ont constaté que le microbiote intestinal du groupe consommant l’huile de palme rouge était plus stable et plus cohésif, signe d’interactions microbiennes améliorées.
L’huile de palme rouge (RPO) se distingue par sa richesse en composés bioactifs liposolubles, notamment les caroténoïdes (précurseurs de la vitamine A), les tocotriénols et les tocophérols (formes de vitamine E), ainsi que d’autres antioxydants. Ces composés, en particulier les tocotriénols, possèdent de fortes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, contribuant à réduire le stress oxydatif et les dommages cellulaires.
Au-delà de ses effets sur le microbiote, l’huile de palme rouge soutient des fonctions corporelles essentielles. La vitamine A favorise une vision saine et renforce le système immunitaire, tandis que la vitamine E protège les cellules. De plus, les graisses présentes dans l’huile de palme facilitent l’absorption des vitamines liposolubles.
Il est important de souligner que l’huile de palme, comme toute matière grasse, doit être consommée avec modération. Les experts recommandent de l’intégrer dans une alimentation équilibrée, en évitant les excès de calories, les aliments transformés et les fritures fréquentes. Une grande partie des critiques formulées à l’encontre de l’huile de palme reposent sur des idées reçues concernant les graisses saturées et une sous-estimation de l’importance de ses composants antioxydants.
Les autorités malaisiennes mettent l’accent sur le fait que la consommation habituelle d’huile de palme n’est pas nocive et qu’elle ne contient ni graisses trans, ni cholestérol. La Malaisie continue d’investir dans la recherche sur la nutrition de l’huile de palme, afin de mieux comprendre ses avantages et ses limites. Pour de nombreux Malaisiens, l’huile de palme rouge est un élément culturellement important, présent dans des plats emblématiques comme le Nasi Lemak et le sambal, qui peut contribuer à une meilleure santé intestinale et un bien-être général lorsqu’elle est consommée avec discernement.
Des études cliniques à plus grande échelle et à long terme sont nécessaires pour approfondir la compréhension des effets de l’huile de palme rouge sur le microbiote intestinal des adultes, ses conséquences métaboliques et ses interactions avec les régimes alimentaires malaisiens.
