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Intelligence artificielle : cinq enseignements du chat d’experts – Actualités

Publié le 9 novembre 2025 à 09h30. L'intelligence artificielle soulève de nombreuses questions sur l'avenir du travail, de l'éducation et même de la conscience. Un récent chat en direct avec des experts a permis de dégager cinq enseignements…

Intelligence artificielle : cinq enseignements du chat d’experts – Actualités

Publié le 9 novembre 2025 à 09h30. L’intelligence artificielle soulève de nombreuses questions sur l’avenir du travail, de l’éducation et même de la conscience. Un récent chat en direct avec des experts a permis de dégager cinq enseignements clés pour appréhender ces enjeux.

  • Les compétences humaines, telles que l’empathie et la créativité, resteront essentielles sur le marché du travail.
  • L’IA actuelle ne possède pas de conscience propre, mais simule des comportements intelligents.
  • L’éducation numérique, ou « Computational Literacy », est cruciale pour préparer les jeunes à utiliser l’IA de manière critique.
  • L’IA doit être considérée comme un outil d’aide à la réflexion, et non comme un substitut à la pensée humaine.
  • La protection des données personnelles et la transparence des fournisseurs d’IA sont des préoccupations majeures.

L’avenir du travail, l’apprentissage des enfants et la possibilité pour une intelligence artificielle de développer une conscience ont été au cœur d’un échange récent avec Guido Berger, Nathalie Klauser et Anne Scherer. Ces experts ont répondu aux questions du public lors d’un chat en direct, mettant en lumière des perspectives importantes sur l’impact de l’IA sur notre société.

Nathalie Klauser, cofondatrice d’Intersections, a souligné que les emplois les plus susceptibles d’être transformés par l’IA sont ceux qui impliquent des tâches de connaissances facilement automatisables. « De manière générale, les travaux de connaissances qui peuvent être automatisés sont particulièrement concernés par la transformation de l’IA. Cela fait qu’il y a moins de métiers spécialisés », a-t-elle expliqué. Pour la jeune génération, il est donc crucial de développer des compétences telles que l’empathie, la créativité, l’agilité et la collaboration, tout en restant curieux et en s’adaptant aux nouvelles technologies.

Les bras robotiques tiennent une boule orange.
Légende:
L’IA va fondamentalement changer notre façon de travailler.
Keystone/Salvatore Di Nolfi

Guido Berger, rédacteur numérique de SRF, a dissipé les craintes concernant le développement d’une conscience artificielle. « Aucun des programmes que nous avons déjà. Parce qu’ils n’ont ni volonté, ni autonomie, ni objectifs ni besoins », a-t-il précisé. Même si l’IA peut simuler des émotions, cela ne signifie pas qu’elle en ressent réellement. Anne Scherer, cofondatrice de « Delta Labs », a ajouté : « Les modèles linguistiques sont des maîtres en rhétorique ; nous anthropomorphisons facilement. Nous ne devrions croire aux affirmations concernant « notre propre conscience » que si des critères indépendants sont remplis. »

Concernant l’éducation, Guido Berger a mis en avant l’importance de la « Computational Literacy », c’est-à-dire la capacité à utiliser efficacement un système informatique complexe, de la simple manipulation d’outils à la programmation. Une compréhension approfondie du fonctionnement de l’IA est essentielle pour que les enfants apprennent à l’utiliser de manière consciente et critique, sans lui faire aveuglément confiance.

L’IA devrait être un partenaire de la réflexion, et non un substitut à notre réflexion.

Anne Scherer considère l’IA comme un outil précieux pour la recherche, capable d’automatiser des tâches routinières telles que la revue de littérature ou la préparation de données. Cependant, elle insiste sur le fait que l’IA ne doit pas remplacer la pensée humaine. Des études ont montré que les individus ont tendance à moins remettre en question les informations fournies par l’IA, ce qui peut conduire à une « externalisation cognitive ». Son conseil : « Travaillez d’abord vous-même et utilisez l’IA comme partenaire d’entraînement. »

Enfin, la question de la protection des données personnelles a été abordée. Nathalie Klauser a souligné que si un produit est gratuit, l’utilisateur est souvent le produit lui-même. Même avec les versions payantes, il est important de vérifier les paramètres de confidentialité pour s’assurer que vos données ne sont pas utilisées pour l’entraînement de l’IA. Guido Berger a conclu en insistant sur la nécessité de ne pas faire aveuglément confiance à l’IA et de vérifier les informations importantes.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.